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Royaume-Uni: recrutement autorisé pour les saisonniers hors UE dans l'horticulture

Par Muriel Delcroix

Face à une pénurie de main-d’œuvre dans les exploitations de fruits et légumes depuis le vote en faveur du Brexit, le gouvernement britannique a finalement accepté d’autoriser ses producteurs horticoles à recruter des travailleurs saisonniers hors de l’UE. Cette ouverture était réclamée avec insistance par les exploitants, qui jugent la situation de plus en plus critique.

De notre correspondante à Londres,

Cette pénurie de main-d'œuvre venue principalement d'Europe de l'Est a été l’une des conséquences immédiates du référendum en faveur du Brexit en juin 2016.

Le flux de saisonniers était déjà en train de se tarir depuis quelques années ; avec la baisse du chômage en Bulgarie et en Roumanie, le nombre de candidats à l'expatriation s’est réduit. Mais le phénomène a été amplifié par le Brexit, entre incertitudes administratives, craintes d'agressions xénophobes et surtout baisse de la livre sterling, qui rend moins attractifs les salaires une fois convertis en euros.

Résultat : selon une étude du British Summer Fruits, la principale organisation professionnelle du secteur, trois producteurs de fruits rouges sur cinq éprouvent des difficultés à recruter les saisonniers dont ils ont besoin. A tel point que l’an dernier et cette année, les cultivateurs de fraises et de framboises n’ont pas pu tout cueillir, laissant pourrir les fruits sur leurs tiges.

Comment va s’organiser ce programme de recrutement ?

Il s’agit d’un projet pilote qui va débuter au printemps prochain, en 2019, et qui devrait s’étendre jusqu’à la fin décembre 2020, quand doit s’achever la période de transition après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 29 mars 2019.

Le gouvernement va donc autoriser les exploitants à recruter chaque année jusqu’à 2 500 travailleurs saisonniers hors UE, qui se verront accorder un visa de six mois. Le pilote sera contrôlé de près et le ministère des Affaires rurales prévient qu’il mettra fin au programme s'il s’aperçoit que les saisonniers ne retournent pas dans leur pays à l'expiration de leur visa.

Les exploitants horticoles britanniques sont-ils satisfaits ?

Oui et non. Ils sont à la fois soulagés que le gouvernement ait enfin accédé à leurs demandes, après deux ans d’une campagne acharnée pour alerter les autorités sur la pénurie, sachant que cette industrie est en plein boom, avec une progression en 20 ans de 131% du chiffre d'affaires, à plus de 1,3 milliard d’euros en 2017. Une expansion qui rend le pays entièrement auto-suffisant en ce qui concerne les fraises et les framboises.

Mais les horticulteurs sont aussi très frustrés et ont immédiatement critiqué le nombre de saisonniers autorisés, qu’ils jugent totalement insuffisant alors qu’ils estiment avoir besoin de 80 000 personnes par an. Les producteurs demandent plus de main-d’œuvre et citent l’exemple notamment de l’Allemagne, qui a accordé des visas à 60 000 travailleurs ukrainiens en 2018.

Ils préviennent que sans action décisive, les effets sur le secteur seront dévastateurs. Près d'un tiers des exploitants ont d’ailleurs déjà décidé d'investir moins, tandis que d'autres ont mis la clé sous la porte ou explorent des opportunités d'activité en dehors du Royaume-Uni, parfois jusqu'en Chine.

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