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Aujourd'hui l'économie, le portrait
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Geoffroy Roux de Bézieux, tout nouveau président du Medef

Par Altin Lazaj

Geoffroy Roux de Bézieux, le tout nouveau président du Medef est le portrait d'Aujourd'hui l'Economie. Le mouvement patronal a tenu cette semaine dans la banlieue parisienne sa 20ème université d’été et la première sous son égide. Mais qui est Geoffroy Roux de Bézieux ?

A 56 ans, peu connu du grand public, Geoffroy Roux de Bézieux dirige depuis le mois de juillet la plus importante organisation patronale du pays. Avec un objectif : la transformer et redorer son image dégradée. Devant des centaines de patrons réunis à l’université d’été du Medef, il a détaillé son ambition pour le Medef et sa volonté de faire bouger les lignes.

Geoffroy Roux de Bézieux : « Je suis convaincu, profondément convaincu que la raison d’être du Medef est bien plus large que le seul combat. Je veux un Medef qui soit aussi un Medef de proposition. Je le crois profondément, les Français sont prêts. Ils sont prêts à miser sur notre capacité à présenter aussi l’intérêt général ».

Changer l’image du Medef, une perspective qui enchante Maximilien Piteau. Il dirige Avenir Bois Construction, une PME spécialisée dans les maisons en bois.

« Il répond pleinement à ma demande en tout cas, nous explique t-il. La position du Medef va changer. Forcément une meilleure communication et une force de proposition un peu plus importante seront d’abord mieux vues par nos concitoyens dans un premier temps et seront bien plus crédibles auprès des partenaires sociaux. On vit quand même une image de l’entrepreneuriat en France qui est assez fausse, qui est souvent assez erronée et qui connait peu nos réalités. Et moi ce que je reprochais jusqu’alors au Medef, c’est d’être un syndicalisme de base. »

Pour le Medef, changement de patron, changement de style

Sportif accompli, rugbyman, ex-commando marine, Geoffroy Roux de Bézieux est tout le contraire de ses prédécesseurs qui avaient un profil traditionnel de grand patron. Il incarne une présidence avec un style moderne comme l’explique Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC : « Il y a un effet Macron dans l’élection de Geoffroy Roux de Bézieux. On a changé de style avec Macron et ça aurait très ennuyeux de ne pas changer de style avec le Medef. Il est très efficace. Il n'a pas un caractère facile d’ailleurs. Il est perso, quand il a une décision à prendre, il la prend. Il trace. »

Un entrepreneur aguerri

Commercial-séducteur comme le décrit son prédécesseur Pierre Gattaz, Geoffroy Roux de Bézieux a réussi dans les affaires. Entrepreneur récidiviste comme il se définit lui-même, il a créé de nombreuses sociétés. Tourné vers les nouvelles technologies, il a surtout fait carrière dans le secteur des télécoms en lançant des entreprises connues comme The phone House ou Virgin Mobile. Il s’est aussi lancé dans l’industrie agroalimentaire, les loisirs et la finance.

Patrick Martin, vice-président du Medef, le connait depuis 37 ans. Il est persuadé que son profil va permettre de préparer le monde de l’entreprise aux transformations numériques : « J'ai la chance et le plaisir de connaître Geoffroy Roux de Bézieux depuis 1981, d'avoir joué au rugby avec lui. donc on a une vieille complicité. Si j'ai rejoint sa candidature et que je me suis impliqué dans l'executif du Medef, c'est que j'ai la claire conviction que c'est un homme qui est là pour faire bouger les lignes, qui a une véritable ambition et qui a une vraie légitimité en tant qu'entrepreneur. Et puis surtout qui a une vision de ce qu'est l'économie d'aujourd'hui et de ce que sera l'économie de demain avec des grands enjeux de transformations autour du digital dans tous les secteurs d'activité. Donc c'est le bon président qu'il faut au Medef. »

Libéral assumé

Geoffroy Roux de Bézieux est un libéral assumé. Il considère que la France est gérée comme un ménage surendetté et réclame une baisse des dépenses publiques. Il ne prend parti pour aucun camp politique, mais estime que depuis trente ans, gauche et droite n’ont fait qu’augmenter les impôts sur les entreprises et les ménages pour répondre aux problèmes budgétaires du pays. Une solution de facilité à ses yeux.

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