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Semaine chargée pour l'Etat et les partenaires sociaux

Par Aabla Jounaïdi

La semaine s’annonce chargée pour les syndicats et le patronat avec en point d’orgue mercredi, le début des négociations sur le financement de l’assurance-chômage. Il sera aussi question de santé au travail. En effet le Premier ministre reçoit un rapport parlementaire sur la question aujourd’hui et dans une interview au « JDD », il a rappelé que les dépenses de l’assurance-maladie liées aux arrêts de travail de courte durée explosent. Mais le chef du gouvernement en a aussi profité pour éteindre une polémique : ce ne sera pas aux entreprises seules de payer, contrairement à ce que laissaient entendre des fuites dans la presse. Pourtant, les entreprises ont bel et bien un rôle à jouer pour réduire l’absentéisme et faire baisser certaines dépenses de santé.

C’est tout le message du rapport de la mission parlementaire qui remet ses travaux aujourd’hui au Premier ministre. Ses auteurs, la députée la République en marche Charlotte Lecocq, Bruno Dupuis, consultant en management et le Dr Henri Forest, ancien médecin du travail et ancien secrétaire confédéral de la CFDT, se sont penchés sur la façon d’améliorer l’efficacité de la prévention des risques professionnels.

En effet, la prévention, c’est le maillon faible du système français. L’après, la compensation donc, rencontre beaucoup moins de problèmes. Edouard Philippe l’a souligné en rappelant que la collectivité prenait à sa charge 10 milliards d’euros pour l’indemnisation des salariés arrêtés.

L’objectif actuel ? Mieux impliquer les dirigeants d’entreprises dans la prévention des maux qui surviennent à cause du travail.

Le troisième plan Santé au travail et la Stratégie nationale de santé que s’est fixé l’Etat pour 2016-2020 ont donné le cap. Néanmoins, il s’agit désormais d’adapter les outils. Le rapport Lecoq appelle à mieux organiser le système, aujourd’hui un mille-feuilles illisible, notamment avec la création d’un guichet unique au niveau régional qui serait l’interlocuteur privilégié des entreprises, fondre aussi toutes les cotisations dans une seule, modulable selon les risques spécifiques de chaque entreprise et les efforts de prévention qu’elles consentent.

Les partenaires sociaux invités à plancher sur la question

Les partenaires sociaux ont rendez-vous mercredi à Matignon. L’enjeu est de prendre part au plan Santé de l’Etat. Le rapport Lecoq le souligne : trop souvent en France, la santé au travail n’est abordée que lorsque des « crises surviennent. C’était le cas lors de l’affaire de l’amiante au début des années 2000 ou celle des risques psychosociaux » illustrés par la vague des suicides à France Télécom.

Le plan Santé au travail insiste sur le fait que les acteurs de l’entreprise doivent prendre en main ce qu’on appelle « la prévention primaire ». Autrement dit, la réorganisation du cadre de travail pour éviter l’exposition aux risques, qu’ils soient physiques ou psychiques.

Des questions sans réponses

Néanmoins, de nombreuses interrogations demeurent en suspens. Comment mesurer le risque que font courir les nouveaux composants comme les nanomatériaux ? Comment faire en sorte que toutes les entreprises, quelles que soient leur taille, soient armées pour répondre aux défis alors que les médecins du travail sont de moins en moins nombreux, par exemple ?

Le rapport Lecoq esquisse quelques pistes

Des pistes comme le développement du télétravail sont à creuser aussi. Des études ont démontré que ce dispositif réduisait la moyenne des arrêts maladie et augmenterait la productivité. La France l’utilise de plus en plus, mais beaucoup moins que ses voisins belges par exemple.

Pour les dirigeants d’entreprises, améliorer la santé et le bien-être au travail n’a pas toujours été une priorité en France. Preuve en est que le gouvernement est revenu sur la mise en place du compte personnel de prévention de la pénibilité dans les entreprises. Cela prend du temps de changer la culture et inciter les dirigeants à voir la santé au travail davantage comme un enjeu de performance pour leur entreprise plutôt qu’une simple contrainte législative à respecter.

EN BREF

Toujours pas d’accord à Washington entre le Mexique et les Etats-Unis pour renégocier l’Alena. L’accord de libre-échange régional fait l’objet de « pourparlers de la dernière heure », qui n’ont pas abouti hier après un tweet pourtant optimiste de Donald Trump samedi. Le président américain voulait mettre fin à cet accord qui régit depuis 24 ans le commerce avec ses deux voisins, jugés inéquitables pour les entreprises américaines. Mais chaque partie veut préserver ses intérêts et il reste encore à négocier avec le Canada cette semaine, le troisième partenaire de l’Alena.

La comédie romantique Crazy Rich Asians, toujours en haut de l’affiche aux Etats-Unis. La première production hollywoodienne au casting 100% asiatique toujours en tête du box-office ce week-end en Amérique du Nord, selon les chiffres provisoires de la société spécialisée Exhibitor Relations. Le long métrage, adapté du livre éponyme de Kevin Kwan traduit en français sous le titre Singapour millionnaire, a engrangé 25 millions de dollars entre vendredi et dimanche aux Etats-Unis et au Canada. Véritable phénomène (public et critique) depuis sa sortie, il y a deux semaines, il a rapporté 76,8 millions de dollars.

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