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Le Royaume-Uni dans l'optique d'un Brexit compliqué

Par Marina Daras

Au Royaume-Uni, on se prépare à l’éventualité d’un Brexit compliqué. Jeudi dernier, alors que les négociations avec Bruxelles venaient tout juste de reprendre après la pause estivale, le gouvernement britannique a publié 24 fiches techniques visant à informer la population et les entreprises des implications d’un éventuel Brexit sans accord. Il devrait y en avoir près de 80 en tout, couvrant des domaines tels que la finance, l’industrie pharmaceutique et le commerce.

Selon le gouvernement, ces fiches techniques sont là pour préparer de manière pragmatique les Britanniques bien qu’elles restent malgré tout préventives. C’est-à-dire que le ministre du Brexit, Dominic Raab, qui était à Bruxelles cette semaine, a confirmé la reprise intensive des négociations et a estimé qu’un accord entre le Royaume-Uni et Bruxelles restait le scénario le plus probable. Mais, faute de résultats concrets et de manque de temps avant la fin des négociations, le gouvernement britannique tient à montrer aux dirigeants européens qu’il se prépare à toutes les éventualités.

Comme le disait très bien le Financial Times jeudi, c’est un vrai numéro d’équilibriste pour Dominic Raab qui tente à la fois de montrer à Bruxelles que Londres n’a pas peur d’un tel scénario, tout en évitant de faire paniquer les Britanniques. Sauf que ces fiches techniques montrent une réalité beaucoup plus sombre que ce que le gouvernement avait jusqu’alors laissé entendre. Et si l’on en croit les fiches préparatoires, les conséquences pour les entreprises seront assez lourdes et assez coûteuses.

Lourds changements en cas de no-deal

Toute l'économie britannique est concernée dans ces 24 fiches techniques, mais si l’on y regarde de plus près, c’est surtout le secteur de la finance, de l’industrie pharmaceutique et des moyennes et petites entreprises qui va être touché.

Le gouvernement conseille aux entreprises qui commercent avec l’UE de se préparer à voir de lourds changements concernant les exportations comme notamment l’application ou l’exonération de la TVA, ou encore les déclarations de flux de marchandises entre l’UE et le Royaume-Uni. Il leur est également conseillé de planifier d’ores et déjà le coût logistique des nouveaux contrôles douaniers, en recrutant ou en cherchant une aide technologique.

Le gouvernement recommande également les entreprises pharmaceutiques à stocker six semaines supplémentaires de médicaments afin d’assurer un approvisionnement « sans coupure ».

Professionnels et particuliers, même combat

Les fiches techniques parlent aussi de conséquences probables pour les individus. L’un des exemples les plus effrayants concerne les Britanniques expatriés en Europe qui pourraient perdre l’accès aux services bancaires et aux services de retraite du Royaume-Uni.

D’autres fiches relèvent plutôt de l’anecdotique, comme notamment sur les paquets de cigarettes qui devront changer une nouvelle fois d’apparence puisque c’est l’UE détient les droits d’auteur des images sur les paquets actuels.

Il y a tout de même un point relativement positif, qui touche les agriculteurs et qui souligne que rien ne devrait changer pendant plusieurs années étant donné que les paiements agricoles avec l’UE vont jusqu’en 2022.

C’est donc un mélange entre simple paperasse et changements drastiques qui pourrait avoir de lourdes conséquences structurelles et légales.

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