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«Jackson Hole», le symposium des banques centrales s’ouvre aujourd’hui

Par Aabla Jounaïdi

Les représentants des grandes banques centrales de la planète font leur rentrée. Comme chaque année, ils se donnent rendez-vous pour trois jours à Jackson Hole, c'est dans le parc national du Grand Teton dans l'Etat américain du Wyoming, dans l'ouest des Etats-Unis. Un cadre enchanteur en pleine nature pour ce symposium économique qui a lieu depuis 40 ans tout juste cette année. Mais l'heure est loin d'être à la fête, car les banquiers et les économistes débattront en pleine tempête. Les tensions commerciales, le choc subi par l'économie turque et les critiques de Donald Trump sur la politique de la banque centrale américaine. Il sera question de tout cela à Jackson Hole.

C’est un des plus vieux rendez-vous mondiaux réunissant les banquiers centraux. On y trouve des économistes, des représentants des marchés financiers, des universitaires d’horizons souvent différents qui devise sur les grandes tendances de l’économie mondiale.

Le programme précis de l’événement ne sera connu qu’au dernier moment, ce soir, mais on connait le thème. Il sera question d’explorer les problèmes de concentration que posent les grands groupes comme Google, Apple et Amazon. Comme souvent, Jackson Hole ne choisit pas une thématique faisant immédiatement l’actualité.

Dans ces débats, il y a une partie officielle et une partie moins officielle. En effet, la crise turque, et celle des économies émergentes en général, qui souffre notamment de la hausse continue du dollar devrait alimenter les discussions.

Jerome Powell, gouverneur de la réserve fédérale des Etats-Unis, très attendu

C’est dans cette arène en 2010, que le président de la Fed (réserve fédérale des Etats-Unis) de l’époque Ben Bernanke avait lancé un second programme de rachat de titres financiers, le fameux « quantitative easing » pour relancer l’activité. C’était en pleine crise bancaire. Depuis, la Fed a tourné le dos à cette politique dite « accommodante ».

Désormais, elle suit une ligne qui consiste à remonter ses taux d’intérêt directeurs et les investisseurs s’attendent à ce que Jérôme Powell confirme cette ligne dans son discours de vendredi.

On l’a mesuré ces derniers mois, cette politique a un impact international formidable en renchérissant le dollar. Les représentants des banques centrales, notamment des pays émergents (Turquie, Inde, Argentine) ont dû revoir eux-mêmes à la hausse leur taux directeur pour éviter que leur monnaie ne dégringole. En effet, les investisseurs se sont détournés de ces économies pour aller vers des actifs en dollars, qui rapportent plus. La livre turque a ainsi perdu 40 % de sa valeur depuis le début de l’année.

Donald Trump et son entourage aussi écouteront le directeur de la Fed

Le président américain s’en est pris directement à Jerome Powell ce lundi en critiquant la hausse des taux qui freinent les exportations alors qu’il s’était juré de réduire le déficit commercial américain, et qui renchérissent les crédits pour les entreprises et les ménages américains. Ce qui ne l’arrange pas, à trois mois des élections de mi-mandat.

L’enjeu pour Jerome Powell est aussi d’affirmer l’indépendance de son institution. Tout en donnant sa lecture de la conjoncture américaine, dont l’économie a tous les voyants au vert en ce moment.

Des tensions commerciales qui feront partie des discussions

L’échec des pourparlers entre Pékin et Washington a entraîné aujourd’hui même de nouvelles tensions, de nouveaux droits de douane sur 16 milliards de dollars de marchandises. Dans son interview de lundi à la presse, Donald Trump a repris un de ses arguments phare de campagne. La Chine, et particulièrement sa banque centrale, profiterait de ses réserves en dollars pour manipuler sa monnaie, le yuan, la dévaluer afin de favoriser ses exportations, au détriment bien sûr des Etats-Unis.

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