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Le navire de gardes-côtes italien Diciotti ne peut pas débarquer en Italie

Par Anne Le Nir

Arrivé dans la nuit de lundi à mardi au port de Catane en Sicile, selon les indications du ministre des Transports Danilo Toninelli, après cinq jours d’errance au large de Lampedusa, le Diciotti n’est pas autorisé à faire débarquer les 177 migrants qu’il a secourus. Le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), refuse qu’ils puissent descendre sur le sol italien tant que le partage de l’accueil des demandeurs d’asile ne sera pas garanti par Bruxelles. Et, faute de « solution rapide », il menace de rediriger le patrouilleur militaire « ailleurs ». Autrement dit vers la Libye. Mais n’abuse-t-il pas de ses compétences ?

De notre correspondante à Rome,

Depuis une semaine, le navire Diciotti est au centre de l’attention en Europe, mais on manque de précisions sur le rôle les gardes-côtes et leur encadrement

Il s’agit d’un organisme dont l’histoire remonte à 1865 et qui est dévolu à l’action de l’Etat italien en mer. Les gardes-côtes, au nombre de 12 000, font partie de la marine militaire. Leurs fonctions vont du sauvetage de vies humaines à la protection de l’environnement marin, en passant par la surveillance de toute la filière de la pêche. Selon leurs activités, ils sont encadrés par un ou plusieurs des ministères suivants : Défense, Transports, Intérieur et Environnement.

Les opérations de secours sont coordonnées par la direction centrale de la garde-côtière. Mais les gardes-côtes dépendent du ministère des Transports et de celui de l’Intérieur. L’indication du port de destination d’un navire transportant des naufragés secourus est de la compétence du ministre des Transports. Pour sa part, le ministre de l’Intérieur peut intervenir sur tout ce qui relève de l’ordre et la sécurité. La sécurité est un vaste thème qu’exploite Matteo Salvini. Dernier exemple en date, il a donc bloqué le débarquement des migrants à Catane.

Mais Matteo Salvini ne cesse de marteler qu’il refuse de faire débarquer les migrants à bord du patrouilleur Diciotti parce que Bruxelles n’a pas donné de garanties sur leur répartition dans d’autres pays européens

Dans son rôle de vice-président du Conseil, il joue sur plusieurs tableaux, entre le danger que représente l’immigration non contrôlée et le manque de solidarité des partenaires européens. Il faut dire que si Salvini et Luigi Di Maio, chef politique des 5 étoiles, sont aussi remontés contre l’Europe, ils ont des raisons de l’être. Rappelons le cas des 450 migrants secourus au mois de juillet par un navire de la mission européenne Frontex et qui ont débarqué à Pozzallo en Sicile. L’accord de répartition, sous l’égide de Bruxelles, d’un certain nombre de ces migrants dans six pays, n’a été respecté, à ce jour, que par la France.

Qu’un navire militaire battant pavillon italien soit bloqué par son propre pays, l'initiative doit choquer les Italiens

Quelques voix de l’opposition, centristes ou de gauche, se sont élevées contre « un chantage inacceptable ». Une quinzaine d’ONG humanitaires ont lancé un appel au chef de l’Etat, Sergio Mattarella, pour « libérer les migrants otages » à bord du Diciotti et faire taire les menaces de Salvini. Il affirmait encore hier soir que « sans solution européenne, Rome commencera à ramener les migrants dans les ports d'où ils sont partis ». Mais force est de constater une certaine apathie de la part de la société civile et du monde de l’Eglise.

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