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Les Rums, derniers gardiens de Constantinople

Par Céline Develay Mazurelle

Sur les rives du Bosphore, loin des regards, survit une petite minorité orthodoxe parlant le grec : les Rums. Ces hellénophones de Turquie, installés sur ces terres depuis des millénaires, étaient au nombre de 120 000 au moment de la naissance de la République de Turquie en 1923. Mais aujourd’hui, ils sont à peine 2 000, répartis entre l’archipel des Iles aux Princes, fief historique de la communauté Rum et la mégalopole turque d’Istanbul à laquelle ils sont très attachés.

(Rediffusion du 17 mars 2018).

Descendants des Byzantins et des Romains, ces Rums ont pourtant été malmenés par l’histoire et le pouvoir turc, mais ils ont su résister, la religion orthodoxe et la langue grecque chevillées au cœur.

A l’heure où la laïcité turque est mise à l’épreuve par le gouvernement du chef d’Etat Erdogan, en pleine dérive autocratique, l’avenir des Rums est particulièrement fragile. La communauté est vieillissante et peine à se renouveler. Les écoles rums manquent d’élèves tandis que le séminaire d’Halki, jadis principal centre d’éducation religieuse orthodoxe en Turquie, placé sous l’autorité du Patriarcat Oecuménique de Constantinople, est fermé depuis 1971, sur décision des autorités turques.

Partir à la rencontre des Rums, c’est donc voyager en terre de nostalgie, dans l’ancienne Constantinople, quand juifs, musulmans, chrétiens ou Arméniens s’y mélangeaient. Car au même titre que les minorités juives ou arméniennes de Turquie, les Rums en sont les gardiens autant que les vestiges...

Un reportage de Camille Lafrance.

Dans l’archipel des Iles aux Princes au large d’Istanbul, l’île d’Heybeliada a longtemps fait office de refuge à la minorité grecque orthodoxe de Turquie. © RFI/Camille Lafrance

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