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Portugal : Lisbonne au menu des 100 villes les plus chères au monde

Par Marie-Line Darcy

Lisbonne, au Portugal, vient de faire son entrée dans le classement des 100 villes les plus chères au monde. La capitale portugaise jouissait jusqu'à présent de son statut de ville abordable. Qu’en est-il exactement ?

De notre correspondante à Lisbonne,

Lisbonne se serait effectivement bien passée de cette entrée dans le classement des 100 villes les plus chères au monde. Elle est en 93e position, c’est vrai, mais cela traduit un bond de 44 places par rapport au classement antérieur. C’est assez spectaculaire.  Le classement annuel est réalisé par le consultant Mercer, et l’étude s’adresse au public d’expatriés désireux de choisir une ville pour y vivre.

L’agence Mercer précise que l’un des facteurs à prendre en compte pour expliquer la cherté est l’envol de l’euro face au dollar, situation qui se vérifie pour l’ensemble des villes européennes. Dans le cas de Lisbonne, l’augmentation des prix des carburants, de l’immobilier et de la restauration sont des critères aggravants. La capitale portugaise et l’ensemble du Portugal sont à la mode. Que ce soit le tourisme ou les affaires. Pour l’immobilier, à titre d’exemple, plus 12% d’augmentation sur le premier trimestre de 2018. Ce qui fait un total cumulé en 3 ans de 30 à 40%.

Certains quartiers entiers changent de mains à Lisbonne. Le cas le plus récent se trouve au cœur du centre historique et implique le tennisman Rafael Nadal.

Tout un quartier donnant sur la place du Rossio, l’une des plus belles du centre de Lisbonne a été vendue à un fonds d’investissement espagnol. Ce pâté d’édifices typiques de la baixa la partie basse de la capitale inclus un salon de thé, le Suiça. Une institution cette pâtisserie, avec ses 100 ans d’âge. Elle fait partie de l’imaginaire collectif lisboète. La pâtisserie a refusé le statut de boutiques historiques attribué par la mairie, qui l’aurait protégé de la fermeture. Des habitants se sont émus. Ils ont adressé une lettre au tennisman espagnol Rafael Nadal dont la rumeur disait qu’il avait des intérêts dans le fonds d’investissement. Les Lisboètes lui ont demandé de sauver le salon de thé. Peine perdue, Nadal a démenti être membre du consortium d’investisseurs. Le salon de thé Suiça va disparaitre fin août, le projet pour le quartier est mal connu, mais tout le monde parle d’hôtels et d’appartements de luxe.

Ce sont bien les Portugais qui vendent ? Est-on en train de voir gonfler une bulle immobilière ?

Une chose est certaine c’est que la demande de crédits s’emballe. On achète pour revendre ou non, en se faisant financer l’achat par la banque. À tel point que la banque centrale portugaise vient de présenter une liste de recommandations aux établissements financiers. Parmi lesquelles, l’attribution d’un crédit seulement s’il représente 50% du revenu d’un client. Il n’y avait pas de limite jusqu’à présent. La Banque centrale recommande aussi la limitation à 40 ans du remboursement du crédit. Il ne s’agit bien que de recommandations, mais la banque centrale portugaise a prévenu qu’elle exigera des explications en cas de problème. En février la banque centrale avait alerté sur les premiers signes d’une inflation des prix de l’immobilier. Le principe de précaution est en marche.

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