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La société civile du Burkina en lutte contre les OGM

Par Olivier Rogez

Le collectif citoyen pour l’agro-écologie organise ce 2 juin une marche de protestation contre les OGM, les organismes génétiquement modifiés. Le Burkina Faso a renoncé en 2016 au coton transgénique, mais pour autant la recherche se poursuit sur d’autres produits. Le ministère de l’Environnement assure que rien ne se fera en la matière sans l’approbation de l’Agence nationale de biosécurité.

Trois ans après la marche contre la firme Monsanto, leader mondial des OGM, le collectif citoyen pour l’agro-écologie ,qui regroupe une quarantaine d’organisations paysannes et de la société civile, récidive. « Cette marche, c'est pour interpeller les autorités politiques du pays contre les velléités de retour des OGM au Burkina Faso. »

Ali Tapsoba est le porte-parole du collectif. Il y a deux ans, le Burkina Faso renonçait au coton transgénique mais les OGM n’ont pas pour autant disparu du paysage. Des laboratoires continuent de mener des recherches notamment sur le niébé, haricot très prisé des Burkinabè.

Ali Tapsoba : « Il se trouve que c'est un groupe de recherche burkinabè, ghanéen et nigérian qui est en train d'effectuer ces recherches en milieu confiné. Ce groupe veut tester en milieu ouvert ces prochaines années. Vous savez, si cela venait à arriver, nous risquerions d'être une des rares fois les populations qui consomment directement les produits génétiquement modifiés au niveau du monde. »

Batiou Bassière, le ministre de l’Environnement du Burkina Faso se veut rassurant. Rien ne se fera sans contrôle.
« Dans la question de principe, le Burkina Faso n'est pas contre les OGM mais a mis en place une agence nationale de biosécurité qui avant toute introduction de substance, doit faire une analyse de sécurité préalable pour évaluer les conséquences aussi bien sur la biodiversité que sur l'impact pour les consommateurs. »

Autre motif d’inquiétude, le projet de règlement sur la biotechnologie en préparation au sein de la CEDEAO. Les ONG appellent à une mobilisation panafricaine.

Ali Tapsoba : « Nous sommes en train de mettre en place un front africain pour la souveraineté alimentaire qui va mutualiser les luttes au niveau de toute l'Afrique pour empêcher que ce projet de règlement de voir le jour. »

Là encore le ministre de l’Environnement se veut rassurant.

Batiou Bassière : « Chaque pays a sa vision et nous pensons que dans la démarche de notre gouvernement, il s'agit de protéger l'environnement et les consommateurs. »

Dernier motif de colère pour la société civile, le projet de lâcher dans la nature des moustiques génétiquement modifiés pour lutter contre le paludisme. Aucune décision n‘est encore arrêtée, rappelle le gouvernement.

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