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Chronique des Matières Premières
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La Chine stoppe les importations de soja américain

Par Heike Schmidt

La Chine est le premier acheteur de soja dans le monde. Mais dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis, la petite graine oléagineuse pourrait devenir une arme fatale. Alors que Pékin n'a même pas encore mis ses menaces d'une taxe punitive à exécution, les acheteurs semblent anticiper, en stoppant leurs importations de soja en provenance des Etats-Unis.

« Les Chinois achètent du soja au Canada et surtout au Brésil, mais très volontairement plus rien aux États-Unis. » Cette phrase du patron de l’entreprise Bunge, poids lourd du commerce agricole américain, a tout pour inquiéter les fermiers américains. Aucun autre pays au monde ne leur achète autant de soja que la Chine. En 2017, le géant asiatique en a commandé pour 14 milliards de dollars ce qui représente environ un tiers de la production américaine.

Pékin a prévenu : si Washington déclenche une guerre commerciale, la Chine « ne restera pas les bras croisés ». Le soja pourrait alors être pénalisé d’une taxe de 25 %. Résultat : la tonne, actuellement à environ 420 dollars, coûterait 100 dollars de plus du jour au lendemain, les stocks seraient donc plus difficiles à écouler. Un risque que les commerçants chinois ne sont pas prêts à prendre. Ils auraient donc pris les devants, en excluant les États-Unis de leur liste d’achat.

L’électorat de Donald Trump touché en plein cœur

Une riposte qui touche le cœur même de l’électorat de Donald Trump et notamment les États agricoles de l’Iowa, de l’Illinois ou du Minnesota qui l’ont aidé à accéder au pouvoir. Pourtant, ces producteurs pro-Trump avaient justement misé sur la Chine. Encore en été dernier, l’ex-Empire du Milieu consommait des quantités record de soja pour satisfaire une demande de l’industrie porcine en pleine expansion.

Aujourd’hui, les agriculteurs chinois espèrent tirer profit des tensions commerciales : Pékin les encourage à planter moins de maïs et plus de soja afin de rendre la Chine plus indépendante des importations. Avec un certain succès : en 2018, la production devrait croître de 13 %.

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