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Uber contre taxis: à Istanbul aussi, la guerre est déclarée

Par Alexandre Billette

Les taxis stanbouilotes entrent en guerre contre Uber, cette entreprise américaine qui propose aux usagers de commander un service de transport en ligne, le plus souvent avec un smartphone. A Istanbul aussi, les taxis turcs veulent faire interdire Uber. Il y a même eu des agressions contre des chauffeurs.

De notre correspondant à Istanbul,

Les taxis d'Istanbul avaient déjà mauvaise réputation. Mais ces derniers temps, certains chauffeurs Uber disent carrément avoir été piégés par ces derniers. Certains auraient commandé une voiture et, à l’arrivée, auraient attaqué le conducteur à coups de bâton. On parle aussi de coups de feu qui auraient été tirés sur des voitures Uber. Faux, s'insurge l’association des chauffeurs de taxis d’Istanbul.

L'ambiance est donc tendue. D'un côté, 8 000 chauffeurs inscrits sur la plateforme Uber à Istanbul. De l’autre, 18 000 chauffeurs de taxi qui ont porté plainte devant la justice et demandent la fermeture pure et simple de ce service qui « vole » leur travail selon eux. Le président de l’association des conducteurs de taxis est même allé jusqu'à comparer Uber avec le groupe Etat islamique, parlant de l’entreprise comme d’une organisation terroriste.

On reproche souvent aux taxis d'Istanbul d’arnaquer les clients avec des compteurs trafiqués, de conduire trop vite, de fumer au volant, de faire des détours inutiles pour gonfler l'addition. Aussi, la municipalité, qui gère la flotte de taxis de la ville, tente de régler cette crise Uber en demandant en même temps à ses taxis de se transformer. C’est assez délicat car les chauffeurs de taxi forment une corporation puissante que les autorités ne veulent pas se mettre à dos.

→ Archive RFI : A Istanbul, chauffeurs de taxi au féminin

Les pouvoirs publics veulent donc calmer la colère des taxis face à Uber, mais aussi en profiter pour améliorer leur image ; qu'ils acceptent par exemple cette nouvelle application qui, comme Uber, permet de commander un taxi par téléphone et de payer par carte bleue ; qu'ils acceptent aussi, et c’est une autre source de polémique à Istanbul, l’installation de caméras dans les voitures pour surveiller à la fois les chauffeurs, mais aussi leurs passagers.

La popularité de l'application Uber traduit autre chose ; elle est aussi le signe que les transports en commun sont déficients dans la plus grande des métropoles turques. Une question très sensible pour les autorités, puisque Istanbul est l’une des villes au monde qui a le plus de problème de trafic automobile.

Les pouvoirs turcs veulent investir massivement dans les transports publics à Istanbul. C'est notamment important pour le président Recep Tayyip Erdogan. Istanbul, c'est « sa » ville: il en a été le maire dans les années 1990, et plusieurs chantiers ont été mis en place pour améliorer les déplacements : un RER, qui relie maintenant les parties européenne et asiatique par tunnel, ou encore le métro d’Istanbul qui est en plein développement.

Mais il y a quand même un paradoxe, puisque l'on construit également beaucoup de nouvelles routes, de voies rapides. Donc, autant de chantiers qui risquent au contraire d’amplifier l’urbanisation et le trafic routier à Istanbul.

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