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SNCF, hôpital, grand âge: comment Macron veut calmer les mécontentements

Par Dominique Baillard

Pour répondre aux multiples mécontentements des Français le président Emmanuel Macron n’entend pas céder sur les réformes, mais renforcer certains aspects de la protection sociale. Des axes précisés dans l’entretien télévisé qu’il donné hier soir sur BFM TV et Mediapart.

Sans jamais reculer sur ses réformes, Emmanuel Macron n’a pas fait d’annonces, mais a donné des éléments, des pistes concrètes pour répondre certains mécontentements. En commençant par distinguer les bonnes des mauvaises colères. Celle des cheminots est dans la première catégorie, il les respecte et il assure que la dette de la SNCF sera progressivement reprise par l’Etat, de façon substantielle. Il a donc confirmé et amplifié le message qu’il avait déjà fait passer dans l’interview donné jeudi à TF1. C’est un point important parce que cette assurance pourrait donner du grain à moudre aux syndicats qui veulent sortir du conflit. La réforme de la SNCF sera soumise au vote de l’Assemblée mardi 17 avril et la grève perlée reprend mercredi.

Emmanuel Macron a promis une réforme de grande ampleur

Il va la détailler au mois de mai. Une grande réforme qu’il compare à celle de 1957 quand l’architecture des soins dispensés à l’hôpital a été mise en place avec la création des CHU, les gros centres hospitaliers universitaires. Son objectif « sortir de la tarification à l’activité qui, dit-il, étrangle l’hôpital ». Le président va donc plus loin que son engagement de candidat, qui était de diviser par deux ce mode de financement mis en place pour comprimer les dépenses. La tarification à l’activité encourage les établissements à réduire leurs coûts pour dégager une marge sur chaque acte. Mais comme la rémunération est revue chaque année à la baisse, les plus performants ne sont pas récompensés, mais pénalisés par leurs efforts de gestion.

Emmanuel Macron a évoqué la création d’un nouveau risque pour financer la prise en charge du grand âge

La crise des EHPAD, les maisons de retraite médicalisées qui manquent cruellement de personnel, d’infirmières, d’aide-soignante a mis en évidence la défaillance de leur financement alors que les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses à vivre plus longtemps avec des besoins sanitaires plus importants. La question du grand âge sera abordée en même temps que la réforme des retraites. Pour le président, la dépendance relève de la solidarité nationale, la sécurité sociale pourrait donc couvrir ce nouveau risque. Il pourrait être financé par une deuxième journée travaillée non payée, c’est une piste intéressante estime le président.

Le président évoque de nouvelles solidarités, mais promet de ne pas créer de nouvel impôt

« Il n’y aura pas de nouvel impôt local ou national d’ici la fin de son quinquennat », a-t-il promis. Sans nouvelles recettes fiscales, on se demande donc comment il va s’y prendre pour éponger la dette de la SNCF, c’est au total 50 milliards d’euros, financer un nouveau risque et aussi « réinvestir dans l’hôpital », et « investir pour médicaliser les EHPAD ». Beaucoup de nouvelles dépenses en vue. Comment les financer en suivant la trajectoire budgétaire prévue par les traités européens ? C’est une question qui reste en suspens à l’issue de cet entretien-fleuve. Il n’y a pas d’argent magique a rappelé l’un des journalistes au président, mais il faudra bien être un peu magicien pour dépenser plus sans prélever plus.

 

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