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Frappes en Syrie: Theresa May face à l'incompréhension des Anglais

Par Marina Daras

Le Royaume-Uni a lui aussi participé aux frappes aériennes sur la Syrie. La Première ministre Theresa May a autorisé dans la nuit une intervention depuis la base militaire britannique d’Akrotiri, au sud de Chypre. Quatre Tornado GR4 de la Royal Air Force ont décollé vers 2h du matin et ont lancé des missiles à longue portée, sur une ancienne installation militaire syrienne située à 24 kilomètres à l’ouest d’Homs.

Que ce soit dans son discours préparé la veille de l’intervention ou lors de sa conférence de presse, Theresa May a, comme à son habitude, répété, martelé les mêmes arguments. Elle a donc insisté sur le fait que les frappes avaient été limitées, ciblées et efficaces et qu’il s’agissait strictement d’une réponse à l’utilisation présumée d’armes chimiques à Douma, et non de la volonté de renverser le régime syrien.
 
Elle a également tenu à expliquer qu’en plus d’empêcher et de dissuader l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien, ces frappes envoyaient un signal clair à quiconque pensait pouvoir utiliser des armes chimiques en toute impunité. D’après elle, il en est du devoir des pays alliés de rétablir le consensus global selon lequel les armes chimiques ne peuvent en aucun cas être utilisées sur la population civile.
 
Elle ajoute qu’elle aurait préféré que la situation puisse se régler de manière diplomatique, mais que cette fois-ci, c’était tout simplement impossible, notamment à cause veto répétitif des Russes qui ont empêché toute progression sur la voie diplomatique.
 
Cette intervention militaire ne fait pas l’unanimité sur le sol britannique
 
Les justifications de Theresa May n’ont pas suffi à convaincre l’opposition. La décision arbitraire de participer à cette intervention sans demander l’aval du Parlement fait beaucoup de bruit. Les travaillistes, les libéraux démocrates et le parti indépendantiste écossais accusent la Première ministre d’opportunisme politique en suivant les Américains et en abandonnant la voix de la diplomatie.
 
Lors de la reprise des sessions parlementaires lundi, elle devra donc faire face aux députés qui ne seront pas tous de son côté.
 
Le vote au Parlement n’est pas obligatoire, mais il se pourrait qu’elle y soumette malgré tout une motion pour lancer le débat, au cas où d’autres interventions militaires ne soient nécessaires.

L’opposition est contre les interventions militaires
 
Cette réitération de la « relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni ne plaît pas du tout outre-Manche, puisqu’elle rappelle notamment le duo Tony Blair/Georges W. Bush qui avait sonné le début de la guerre en Iraq.
 
Il est vrai que Theresa May avait sagement attendu la fin du Conseil de sécurité national américain jeudi 12 avril au soir pour aligner sa réponse avec celle des États-Unis, ce qui n’a pas échappé au leader de l’opposition, Jeremy Corbyn, qui accusait quelques heures plus tard Theresa May d’être largement influencée par Donald Trump, de la même manière que Tony Blair avait à l’époque été appelé le « toutou » des Américains.
 
Cette relation unilatérale est gênante et ne va pas aider Theresa May à convaincre l’opinion publique, d’autant plus que Donald Trump n’est pas très populaire chez les Britanniques.

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