rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
Agenda culture Afrique
rss itunes

L'agenda culture Afrique du 25 au 31 mars 2018

Par Magali Lagrange

Où sortir la semaine prochaine ? L’agenda culturel africain, c'est avec Anne Bocandé, rédactrice en chef d’Africultures. La 2e édition du festival Arts-Femmes s'ouvre jeudi à Bamako.

Un festival qui, comme son nom l’indique, tient à valoriser la création artistique portée par des femmes, et ce, dans tous les domaines du spectacle vivant. Il a été créé, en 2016, par une compagnie de théâtre malienne, la compagnie Côté Court, dirigée par la comédienne Mama Koné.

Et dans le cadre de ce festival qui se déroule jusqu’à dimanche prochain, et qui axe sa thématique autour des « femmes migrantes », assistez à des spectacles entre l’Institut français et le centre Kardiatou Tiam. Par exemple, assistez vendredi à la pièce « Le miroir des mœurs confus », dirigée justement par Mama Koné.

La question des migrants dans une exposition à Cotonou

Direction le Centre, espace culturel à Cotonou, qui propose une exposition intitulée [Dés] Humanisations, une exposition collective avec l’artiste béninois Daavo, le Congolais Landu Jah et Yvon Ngassam venu du Cameroun.

Il s’agit d’une sortie de résidence où les artistes ont été invités à réfléchir autour des déplacements humains. Yvon Ngassam a choisi, lui, de travailler, en sculptures, photo et vidéo autour de la notion du rêve et de la reconstruction des sociétés africaines par l’utopie et le rêve. Pour cela, il propose un dialogue entre les masques gélédés, symboliques fortes des populations yorubas, avec les zémidjan, qui sont donc les motos-taxis au Bénin.

Yvon Ngassam a travaillé à partir d’échanges avec plusieurs conducteurs de ces motos taxis pour proposer son œuvre, il les a notamment interrogés sur leurs rêves, et aspirations. Une œuvre intitulée « I have a dream ». Une démarche pour le moins originale que je vous invite à découvrir jusqu’au 19 mai prochain

30e édition d'« Arctivism » sous la houlette d'Elom 20ce

Elom 20ce, rappeur et activiste panafricain qui se définit comme « arctiviste », propose, avec son équipe, depuis bientôt 10 ans des temps de rencontres culturelles construites autour de figures phares des luttes d’émancipation sur le continent et dans les diasporas. Et pour la 30e édition de Arctivism, le projecteur est mis sur Cheick Anta Diop, historien, homme politique sénégalais, décédé il y a un peu plus de 30 ans.

Pour Elom, l’auteur de Nations nègres et culture, de l’antiquité nègre égyptienne aux problèmes de l’Afrique noire aujourd’hui est une « figure incontestable du panafricanisme, un modèle pour nous, jeunes, celui qui a redonné de la dignité au peuple africain quand on lui déniait un passé. Il mérite d’être lu et mieux connu de la jeunesse ».

Et pour ce faire il y aura donc, samedi, à partir de 18 h, des débats, et une projection du documentaire Kemtiyu Cheick Anta Diop de Ousmane William Mbaye.

La transmission de l’histoire au cœur d’Arctivism

Et ce n’est pas un hasard, si Arctivism a lieu à Ouidah, après de précédentes éditions au Togo et au Sénégal. L’idée de transmission de l’histoire est au centre des sessions de Arctivism, qui ont pour principe et symbolique le « sankofa », oiseau qui nous le rappelle Elom « s’inspire du passé pour comprendre le présent et construire le futur ».

Et souvenez-vous, Ouidah a un lourd passé ; c’était un espace central dans la vente et l’embarquement des Africains mis en esclavage et déportés vers les Amériques.

Arctivism organise alors une visite de Ouidah dans l’après-midi de samedi, de la place des enchères où étaient sélectionnés et marqués les esclaves avant l’embarquement sur les bateaux négriers, à la porte du non-retour et le mémorial du souvenir, lieu de mémoire et d’hommage aux Africains déportés en passant par l’Arbre de l’oubli et l’Arbre du retour, deux symboliques fortes de rituels autour des origines.

Cette édition à Ouidah va se terminer par un concert

Un concert, à 21 h 30, avec Elom20ce évidemment et à ses côtés, le slameur béninois Kmal Radji, la chanteuse de reggae Kezita, les Ghanéens de Stevo and the Alostmen.

Le groupe Arka’n, groupe togolais de « afro rock metal » pour reprendre leur terme, sera aussi sur scène. Un groupe de fusion rock, metal, rap, rytmes agbadja ou Blékété.