rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
Chronique des Matières Premières
rss itunes deezer

Le marché du cacao mieux portant

Par Claire Fages

Les prix du cacao remontent : l'excédent mondial de fèves se dégonfle ; en Côte d'Ivoire et au Ghana, la fin de la campagne cacaoyère est mauvaise, faute de pluies.

Le marché du cacao se porte mieux. Les cours ont repris 30% depuis le début de l'année, ils dépassent à nouveau les 2500 dollars la tonne à New York. Un mouvement de hausse qui s'est accéléré avec les annonces mercredi du Conseil café cacao (CCC), l'organe public de gestion de la filière ivoirienne : la récolte intermédiaire, lancée le mois prochain, devrait être inférieure de 23 % à celle de l'an dernier. Les pluies ont manqué dans les plantations de Côte d'Ivoire, le champion mondial. Quant au numéro 2, le Ghana, il avait déjà annoncé fin février un recul de sa production annuelle de la même ampleur.

Baisse de production ouest-africaine

Il n'y aura donc pas autant de cacao disponible que prévu. L'Organisation internationale du cacao, l'ICCO, prévoit un recul de 12 % de la production mondiale. Fin janvier elle avait déjà corrigé à la baisse les excédents de fèves de la campagne 2016-2017, deux fois moins lourds que prévu (144 000 tonnes contre 335 000 tonnes). Les broyages c'est à dire la demande de chocolat sont repartis à la hausse en Europe, ils continuent de croître en Asie, ce qui croque évidemment dans les stocks mondiaux de cacao. Des stocks qui devraient continuer de s'alléger à l'avenir puisque la Côte d'Ivoire suspend les programmes d'intensification de la production qu'elle menait depuis plusieurs années.

Le revenu des planteurs ne suit pas

Pour autant le regain des cours ne se traduit pas encore par une amélioration du revenu des planteurs ivoiriens. Le Conseil du café cacao prévient déjà que le mois prochain, lors du lancement de la petite récolte, il ne pourra garantir que 600 à 650 FCFA pour un kilo de fèves, moins d'un euro, contre 700 FCFA l'an dernier. L'organe de gestion de la filière explique qu'il a vendu par anticipation une bonne partie de cette récolte, avant l'embellie des cours.

Entrepôts de régulation

Quant au Ghana, il a maintenu de justesse son système de prix garanti. Mais pour assurer à long terme un bon revenu au planteur a jugé le senior ministère ghanéen mardi dernier, il faudrait que la Côte d'Ivoire et le Ghana « prennent des mesures pour influencer les cours, comme l'Opep ». Une allusion aux entrepôts de régulation pour lesquels les deux pays réclament aux bailleurs un prêt d'1 milliard 200 millions de dollars.

Le rapport Cyclope peint les marchés de matières premières en clair-obscur

Le marché pétrolier peut s'adapter aux nouvelles sanctions contre Téhéran