rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Tunisie: le beau-frère de Ben Ali en détention à Marseille (source judiciaire)
  • Tunisie: le beau-frère de Ben Ali inculpé en France pour faux et blanchiment (source judiciaire)
  • «Gilets jaunes»: Didier Lallement remplace le préfet de police de Paris Michel Delpuech (Edouard Philippe)
  • France: «Des consignes inappropriées» ont été passées pour l'usage des LBD samedi (Edouard Philippe)
  • GB: le gouvernement ne peut pas représenter au vote l'accord de Brexit inchangé (président des Communes)
  • Cyclone au Mozambique: le bilan «pourrait dépasser le millier de morts» selon le président Nyusi
  • Russie: Vladimir Poutine promulgue 2 lois, l'une contre les «fausses nouvelles» et l'autre punissant les «offenses aux symboles de l'Etat»
  • EasyJet annonce se retirer des discussions sur la reprise d'Alitalia
  • Pays-Bas: trois morts et neuf blessés durant les fusillades à Utrecht (maire)
  • Un homme originaire de Turquie recherché après les fusillades d'Utrecht (police néerlandaise)
  • Syrie: l'armée «libèrera» les zones kurdes par la «force» ou par des «accords» (ministre)
  • «Gilets jaunes»: le coût des dégâts liés aux manifestations estimés à 170 millions d'euros par la fédération française de l'assurance (FFA)
  • En France, le chanteur congolais Koffi Olomidé a été condamné à 2 ans de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur mineure de 15 ans
Chronique des Matières Premières
rss itunes deezer

Saudi Aramco: l'entrée en bourse du siècle aura-t-elle lieu?

Par Claire Fages

Ce devait être l'entrée en bourse du siècle cette année. Mais la cotation de Saudi Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, est encore repoussée. Elle ne devrait pas intervenir avant 2019.

On finit par se demander si Saudi Aramco sera bien un jour introduite en bourse. Ce projet annoncé en janvier 2016 par Mohammed ben Salman, aujourd’hui prince héritier de la couronne, avait enflammé les esprits : ouvrir même 5 % du capital de la première compagnie pétrolière au monde devait rapporter 100 milliards de dollars à l’État saoudien.

Mais depuis plus de deux ans, le projet est toujours aussi opaque. L’échéance d’une entrée en bourse d’Aramco est désormais reportée à 2019 au moins, les places de cotation n’ont toujours pas été choisies : Londres, New York, Hong Kong, Riyad, ou plusieurs d’entre elles.

Valorisation incertaine

Si les choses traînent, c’est qu’il y a beaucoup d’obstacles. En premier lieu des désaccords sur la valeur d’Aramco. Les Saoudiens l’estiment à 2 000 milliards de dollars (1 600 milliards d’euros). C’est trop, aux yeux des banques. D’autant que les réserves certes immenses de l’Arabie saoudite en or noir n’ont pas été actualisées, Riyad sort toujours le même chiffre : 261 milliards de barils, délivrés par BP il y a 30 ans.

Les audits plus précis trainent en longueur. La valorisation d’Aramco dépend aussi des prix du pétrole, actuels et futurs. L’Arabie saoudite a intérêt qu’ils soient plus élevés qu’aujourd’hui, au moins 70 dollars, alors qu’au sein de l’Opep l’Iran veut tirer les prix sous la barre des 60 dollars pour ne pas encourager la production de pétrole de schiste américain.

Risques juridiques

Une société cotée exige aussi plus de transparence. Ce n’est pas la tradition de cette entreprise publique, en dépit de ses performances techniques. Aramco s’expose aussi à des risques juridiques à Wall Street : la ville de New York a lancé des poursuites contre cinq compagnies pétrolières pour réchauffement climatique !

Londres croit encore en ses chances, la City assouplit sa régulation pour accueillir Aramco. Mais Hong Kong pourrait être une solution pour attirer les investisseurs chinois... À moins d’une cotation qui se résumerait à Riyad, pour plus de sécurité : classée peut-être parmi les marchés émergents en juin prochain, la bourse saoudienne pourrait accueillir les capitaux étrangers.

L’urgence n’est plus la même

Aramco peut aussi se contenter de vendre une participation à un investisseur stratégique et abandonner l’idée d’une introduction en bourse. L’urgence n’est plus la même qu’en janvier 2016 pour les finances saoudiennes, les prix du brut ont repris en vigueur. Mais Aramco reste le joyau que Mohammed ben Salman peut faire miroiter lors de ses déplacements à l’étranger.

Blé américain et bœuf brésilien au menu de la visite de Bolsonaro à Washington

Israël se lance dans l'exportation de cannabis médical avec de grandes ambitions

Géants de l'or: Newmont refuse l'offre de Barrick jugé trop exposé en Afrique

La Côte d'ivoire veut tripler sa production d'huile de palme sans déforester

Les agriculteurs veulent voir rémunérés leurs efforts pour produire mieux