rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Affaire Jamal Kashoggi: Bruno Le Maire déclare annuler sa visite à la conférence économique de Ryad
  • Aude: l'état de catastrophe naturelle a été reconnu dans 126 communes touchées par les inondations (Journal officiel)
Bonjour l'Europe
rss itunes deezer

Suisse: vers la fin de l'audiovisuel public?

Les Suisses vont-ils couper le signal de leurs principales radios et chaines de télé ? Début de réponse vers midi ce dimanche, au moment des résultats du vote sur « No Billag ». Billag, c'est le nom de l'entreprise chargée de récolter la redevance télé en Suisse. 451 francs suisses par an, un peu moins de 400 euros. C'est trop disent les partisans de sa suppression, qui veulent pouvoir décider quels médias ils financent. Si le texte était adopté, cela pourrait bien sonner la fin de l'audiovisuel public suisse. Jérémie Lanche est sur place.

Il faut savoir que la redevance télé, ce sont les trois-quarts des revenus de la SSR, la Société suisse de radiodiffusion et télévision. Il y a bien sûr la RTS, la radio-télévision suisse, qui est la première menacée. Mais derrière, il y a aussi 34 radios-télévisions cantonales ou régionales qui ont une mission de service public comme Radio fréquence Jura, ou Tele Ticino que l'on capte dans le Tessin italophone. Parce que, ce qui est menacé aussi, c'est la diversité culturelle et linguistique.

La Suisse, on le rappelle, ce sont quatre langues officielles : le français, le suisse-allemand, l'italien et le romanche. En cas de « oui » à No Billag, ces médias ultra-locaux pourraient eux aussi disparaître, faute de financeurs. Autre victime collatérale potentielle : le cinéma suisse. La SSR a par exemple financé près d'un tiers du film d'animation Ma vie de courgette, sélectionné aux Oscars. Sans redevance, il n'aurait sans doute jamais pu être tourné disent les opposants à l’initiative.

Que proposent donc ses défenseurs et qui sont-ils ?

Tout est parti d'un apéro entre jeunes libéraux, voire libertariens, à Zurich. Ils se sont demandés comment faire pour alléger la pression fiscale sur les citoyens. Et puis est venue l'idée de la redevance. Le gouvernement suisse veut la faire passer de 451 à 365 francs. Un franc par jour, c'est l'idée. Mais les jeunes de « No Billag » n'en veulent pas non plus. Pour eux, le débat est quasi-philosophique. Ces adeptes de Netflix, de la télévision à la demande et de l'économie format Uber veulent pouvoir payer ce qu'ils consomment, et rien d'autre.

Les résultats, on l'a dit, devraient tomber vers midi. Est-ce que No Billag a une chance de passer ?

Si l'on en croit les derniers sondages, pas vraiment, même s'il faut rester prudent. Les Suisses seraient 65% à vouloir garder la redevance. Tant pis pour le porte monnaie. Le gouvernement, les principaux syndicats, la presse, l'écrasante majorité des partis, y compris le parti libéral-radical : tout le monde rejette l'initiative. Même si elle dispose d'un soutien de poids avec les populistes de droite de l'UDC... qui ne cachent pas leur envie de voir tomber la Radio Télévision Suisse... considérée comme bien trop à gauche à leur goût.

Autriche: opposition et société civile vent debout contre le tabac dans les bars

Laboratoire présumé d’armes en Géorgie: la Russie accuse les Etats-Unis

Autriche: dix ans après la mort de son leader, le FPÖ à l'heure du renouveau

Autriche: haro sur Herbert Kickl, le «cerveau» du parti d’extrême droite FPÖ

Hongrie : les goûts de luxe de l’élite au pouvoir ne plaisent pas à tout le monde

Législatives en Lettonie: les pro-russes et les populistes en pole position

Charles Aznavour: «Pour toi, Arménie», la chanson qui marquera tout un pays

Un projet artistique de reconstruction partielle du mur de Berlin émeut l'Allemagne