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Déjà la sortie de route pour le vélo en libre service?

Par Dominique Baillard

A peine arrivée en France, Gobee bike, la start up spécialisée dans le vélo en libre service, plie bagages, à cause des vols et du vandalisme.

En l’espace de quelques mois, la quasi-totalité des bicyclettes vert pomme de Gobee bike disponibles dans les rues de Paris a été endommagée, détournée, voire privatisée. De trop lourdes pertes pour cette jeune pousse basée à Hong Kong et dirigée par un Français. Et cela fait le bonheur des concurrents, car ce marché du vélo en libre-service explose partout dans le monde, et beaucoup se bousculent sur la ligne de départ. Dans la capitale française, quatre sociétés asiatiques - maintenant elles ne sont donc plus que trois - proposent ce nouveau service. Un vélo géolocalisable grâce à une appli sur smartphone, qu’on emprunte pour un prix modique et que l’on dépose où l’on veut.

Les Chinois font la course en tête

Les sociétés Ofo et Mobike se disputent le maillot jaune du champion toute catégorie : la première a dix millions de vélos en circulation à travers le monde et elle a déjà levé plus d’un milliard de dollars depuis sa création. Mobike, créée en 2015, qui a brulé de son côté plus de 900 millions de dollars, dispose d’une flotte de huit millions de deux roues. Ces deux-là ont l’expérience du vaste marché chinois, cela aide pour conquérir le monde, mais pas pour faire rentrer de l’argent. Pour le moment aucune de ces start-ups ne dégage le moindre bénéfice.

Un modèle économique pas toujours clair

Le modèle économique de ces entreprises n’est pas encore vraiment défini et c’est là tout le problème, considéré comme passager par les jeunes pousses. En Chine, les précurseurs n’ont pas toujours été très regardants sur la morale des affaires et ils se sont payés parfois en investissant le montant des cautions versées par les utilisateurs. Mais les autorités ont mis un terme à ces pratiques.

Il leur reste les revenus de la location du vélo, c’est-à-dire pas grand-chose. A Paris, c’est 50 centimes d’euro la demi-heure et quand on sait que pour le moment un vélo est à peine utilisé une fois par jour, il n’y a pas de quoi couvrir l’investissement de départ et la maintenance. Le gisement prometteur qui fait pédaler ces sociétés, c’est l’exploitation des données recueillies sur les utilisateurs. C’est donc la course pour glaner le maximum de clients.

Le vélo en libre service en passe de ringardiser le velib ?

En inondant les rues de Paris de ces bicyclettes faciles d’accès au moment où le nouveau gérant des Velib, Smovengo, se révèle incapable de tenir ses promesses, ces jeunes sociétés ont évidemment tenté de pousser leur avantage. La mairie de Paris regarde leur arrivée avec intérêt et envisage d’ailleurs de leur faire payer un droit d’usage des trottoirs que leurs vélos encombrent parfois de façon anarchique. Mais un système n’exclut pas l’autre, ils coexistent dans de nombreuses villes où le vélo en station demeure le plus utilisé. Plus de cinq fois par jour. Mais c’est un modèle coûteux puisqu’il bénéficie d’un soutien public.

N’oublions pas la finalité de ces nouvelles mobilités : réduire le recours à des transports polluants. Et là-dessus l’expérience chinoise est plutôt réussie : depuis l’introduction des vélos en partage, les Chinois circulent deux fois plus à bicyclette. La ville de Shenzhen affirme que leur usage a fait baisser de 10 % la circulation des voitures.

 

En bref,

Une Française sur trois dit avoir été victime de harcèlement sexuel au travail.

C’est ce qui ressort du sondage réalisé par l’Ifop. Les commentaires ou les gestes déplacés sont les faits les plus souvent reprochés. 8 % des femmes interrogées disent avoir été victimes de chantage sexuel. Autre fait notable : les cadres sont beaucoup plus nombreuses que les ouvrières à signaler les abus de leurs collègues masculins.

Cronos, le producteur canadien de cannabis thérapeutique est désormais coté au Nasdaq, la bourse des valeurs technologiques.

C’est la première fois qu’un producteur de marijuana entre à la bourse américaine. Cronos écoule son cannabis au Canada, en Allemagne, en Israël, en Australie, des pays où cette plante connue pour ses vertus récréative est légale pour un usage surtout médical. La valeur de cette start-up en pleine croissance est déjà supérieure à un milliard 400 millions de dollars.

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