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Commerce illicite: 50 milliards de dollars de perdus pour l'Afrique de l'Ouest

Par Aabla Jounaïdi

Cinquante milliards de dollars. C’est ce que génèreraient les activités criminelles chaque année en Afrique de l’Ouest, d’après un rapport rendu public mardi 20 février par l’OCDE, l’organisation de coopération de développement économique. Cinquante milliards de dollars annuels, c’est plus que l’aide publique au développement versée aux 15 Etats ouest-africains. Trafic de drogue, d'espèces sauvages, extraction illégale de matières premières ou encore la cybercriminalité minent plus que jamais les économies locales. Or, pour lutter, les Etats sont bien démunis, quand ils ne sont pas eux-mêmes impliqués dans ces trafics.

Pour lire le rapport : Flux financiers illicites : L'économie du commerce illicite en Afrique de l'Ouest

L’Afrique de l’Ouest, c’est une des régions du monde les plus vulnérables, d’après les chercheurs du réseau « Global initiative » qui ont rédigé ce rapport avec le soutien de l’OCDE, de la Banque Mondiale et la Banque africaine de développement. Grande pauvreté, chômage, des Etats faibles qui ont peu de moyens de faire appliquer le droit. Tout cela favorise le détournement des ressources. Comme si cela ne suffisait pas, quand votre économie se base de 40 à 80 % sur le secteur informel, c’est un terreau favorable aux activités illégales. Même si bien souvent, insistent les experts, ces activités sont des moyens informels de subsistance comme ces Nigérians qui vendent du carburant de contrebande au Bénin pour survivre.

La région souffre aussi de sa faible intégration financière. Quand on veut envoyer de l’argent de France vers l’Afrique de l’Ouest, c’est hors de prix. Conséquence, les transactions se font souvent en liquide, échappant au système de contrôle, ce qui a pour effet de favoriser les flux illicites qui peuvent financer, entre autres, les activités terroristes.

Les Etats à la manœuvre

Le trafic de cocaïne est caractéristique parce qu’il implique les autorités locales, voire nationale (Guinée-Bissau) qui sécurisent son acheminement depuis le Golfe de Guinée, avant que diverses complicités et des systèmes de corruption bien huilées la fassent remonter vers l’Afrique du Nord en direction de l’Europe. La cocaïne drainerait plus de 3 milliards de dollars.

La pêche illégale, elle, représente deux fois moins d’argent, mais son impact est dévastateur. Elle détruit littéralement les moyens de subsistance des populations côtières. Conséquence, dans ce même Golfe de Guinée, les enlèvements contre rançon d’équipage explosent avec des effets là aussi ravageurs, car les fonds alimentent les réseaux terroristes et donc, les conflits.

Une dizaine d’activités sont décrites dans ce rapport. Les pots-de-vin, l’évasion fiscale, la vente d’armes, la contrefaçon, les marchandises volées, ou encore l’immigration illégale. Toutes contribuent à miner les structures politiques et économiques locales.

Les Etats impassibles

Parfois, les Etats participent aux trafics. Ils essaient aussi de s’organiser. La plupart se sont engagés à réduire les fonds financiers illicites (FFI) d’ici 2023, un travail difficile. Il y a une imbrication de plus en plus forte entre les réseaux informels et les réseaux criminels.

Pour les experts, il ne faut pas mettre toutes les ressources dans la réponse sécuritaire uniquement, mais développer une riposte intégrée. Pour démanteler des trafics, qui font vivre des populations entières, il faut développer des alternatives licites, de manière ciblée. Il faut aussi agir sur toute la chaîne. Souvent, c’est dans des comptes off-shore que l’argent des trafics dort paisiblement ou qu’il est blanchi. C’est là que réside la responsabilité des Etats européens, asiatiques et américains.

Enfin, si la demande en drogue en espèces sauvages ne se tarit pas sur les marchés destinataires, l’Afrique de l’Ouest n’a pas fini d’être le terrain de jeu privilégié des trafiquants

En bref,

Le Venezuela et sa monnaie virtuelle, le petro, attirent les investisseurs.

Caracas assure que cette cryptomonnaie mise en place pour faire face à ses problèmes de liquidités et aux sanctions a reçu pour 735 millions de dollars d’intention d’achat moins d’une journée après son lancement. En tout, 100 millions de petros doivent être mis en vente d’ici le 19 mars à un prix de référence de 60 dollars.

L’Afrique du Sud a depuis la semaine dernière un nouveau président Cyril Ramaphosa, le pays attend maintenant un budget.

La dette publique est au plus haut ce qui a dégradé la note financière du pays. Il faut donc trouver de nouvelles sources de revenus. Tout en respectant les promesses du prédécesseur nt la gratuité des études supérieures aux étudiants issus des familles défavorisées.

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