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Autriche: le gouvernement souhaite faire la lumière sur le passé du FPÖ

Par Isaure Hiace

Le FPÖ, le parti d’extrême droite autrichien (au gouvernement aux côtés des conservateurs) a annoncé cette semaine la création d’une commission spéciale dont le but est de faire la lumière sur le passé de ce parti.

Pour le moment on ne connaît que le président de cette commission : Wilhelm Brauneder, un juriste, ancien député du FPÖ. Une personnalité controversée, notamment parce qu’il a écrit dans une revue jugée extrémiste. Il va choisir dans les jours à venir plusieurs historiens pour compléter cette commission et faire la lumière sur l’histoire sulfureuse du parti. Sulfureuse parce qu’il a été fondé en 1956 par d’anciens nazis, mais aussi parce que l’un de ses leaders historiques, Jörg Haider, a multiplié les dérapages antisémites à partir de 1986. C’est donc pour rompre avec ce passé que l’actuel leader du parti, Heinz-Christian Strache, aujourd’hui vice-chancelier, a décidé de créer cette commission.

Une décision qui intervient à un moment stratégique

Le FPÖ est au pouvoir depuis deux mois et les scandales se sont multipliés. Le dernier en date concerne Udo Landbauer. Un membre important du parti qui a été épinglé pour son appartenance à une corporation utilisant un livret de chants nazis. Corporation qui a ensuite été dissoute. Mais le scandale a fait la Une des journaux pendant plusieurs jours. De plus, il s’ajoutait à d’autres dérapages de membres du FPÖ, notamment l’actuel ministre de l’Intérieur Herbert Kickl, très critiqué pour avoir proposé de cantonner les demandeurs d’asile de manière « concentrée », un terme interprété comme une référence aux camps de concentration nazis. Le FPÖ en créant cette commission veut donc envoyer un message clair : les néonazis et les antisémites ne sont plus tolérés au sein du parti.

La reconstruction du FPÖ divise

Parmi les sympathisants d’extrême droite, les avis sont partagés. Cette commission veut intégrer des chercheurs critiques et certains ont accepté de participer : c’est le cas du DOW, une organisation de référence sur la recherche concernant l’extrême-droite. Mais la plupart des ONG ont refusé. L’une des plus importantes, SOS Mitmensch, a dénoncé le président de la commission, jugé partial. Même accueil du côté des partis d’opposition et de l’IKG, l’organisation de la communauté juive d’Autriche, qui juge l’initiative peu crédible. Beaucoup attendent le premier rapport de cette commission, prévu pour l’automne prochain, afin de juger sur pièce.

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