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A la Une: Les produits alimentaires ultra-transformés

Par RFI

Avec Sébastien Duhamel,

« Cancer et alimentation : Du crabe ou du cochon ? » titre Libération dans ses colonnes… En Une, le quotidien pose une autre question, plus explicite : « produits ultratransformés, nuit gravement à la santé ? ». Et l’image est sans équivoque, cette question est écrite en lettres capitales dans un encadré noir sur fond blanc, encadré apposé sur un plat industriel préparé à la manière des messages anxiogènes qu’on peut trouver sur les paquets de cigarettes.

A l’origine de cette inquiétude, une étude publiée jeudi dans le British Medical Journal. Cette étude s’appelle NutriNet Santé, et a été menée par des chercheurs français, en France, entre 2009 et 2017 nous apprend Libé. Quelques 105 000 personnes ont ainsi été suivies, leurs habitudes alimentaires également.

Le Monde affiche aussi cette étude en Une, précisant qu’une augmentation de 10% de la part de ces aliments ultras transformés est associée à une hausse de 12% du risque global de cancer, notamment de cancer du sein, l’un des plus fréquents. Mais le quotidien rappelle toutefois qu’il faut relativiser, « car les chercheurs eux-mêmes soulignent qu’il s’agit d’observation et, donc, que le lien de causalité entre ces produits industriels et le surrisque de cancer reste encore à démontrer. »

Toujours est-il que le danger est potentiellement là. Sont concernés les sucreries, les céréales, les sodas, les viandes transformées comme les nuggets et le jambon avec additif, ou bien encore celles qu’on pouvait croire innocentes : les pâtes !

Autant de raisons qui incitent La République des Pyrénées à penser que manger est devenu un acte citoyen. Il vaut mieux « Faire un peu de cuisine plutôt que de se livrer à cette nourriture industrielle qui pressure les paysans et rend malade », affirme ainsi son éditorialiste.

En effet, « la vie moderne est semée d’embuche » réplique Le Républicain Lorrain. Le journal estime que la preuve en est administrée chaque jour par des études scientifiques angoissantes. Par exemple, se demande-t-il, surpris : « La revue américaine Science accuse l’air intérieur d’être le principal agent de la pollution atmosphérique ? Le quotidien régional, sympa, mais un poil de mauvaise foi, nous adresse alors plusieurs conseils : débranchez tout, ne mangez rien et surtout n’aérez pas votre maison au risque de polluer l’air extérieur. Sur ce, vivons heureux et bon week-end. » Conclut-il.

Dans Le Figaro d’aujourd’hui en revanche, pas un mot sur cette étude...
Non, le journal avait déjà consacré une demi-page au sujet hier dans sa rubrique Sciences. Aujourd’hui par contre, dans son feuillet « Le Figaro et vous », il consacre une page entière à ce qu’on appelle le « food porn »… On y apprend, encore une fois, que c’est original, qu’à l’ère des réseaux sociaux et d’instagram notamment, la nourriture fait l’objet d’un vrai fétichisme et doit être belle avant d’être bonne ! Et ça, c’est important…

Le Figaro consacre sa Une au phénomène Elon Musk et sa société Space X.
« L’entrepreneur [qui] a fait rêver la planète en envoyant son cabriolet Tesla dans l’espace », affirme Le Figaro, et dont l’aventure se poursuit ce week-end avec le lancement de deux premiers satellites d’un immense projet spatial. Le quotidien nous explique que, dans la course aux étoiles, « hier, c’était Apollo, la navette spatiale, la Nasa, Soyouz ou Ariane », mais qu’aujourd’hui, la conquête spatiale est donc incarnée par cet homme, Elon Musk… Une page se tourne pour Le Figaro, il voit les start-ups prendre peu à peu le relais des Etats dans ce domaine, citant ici l’exemple de la Nasa ayant a déjà passé des contrats avec certaines de ces « jeunes pousses ». L’éditorialiste invite au passage le spatial européen à faire de même. Mais il estime que les Etats ont encore un rôle à jouer, celui de la réglementation, pour éviter que ces entreprises privées ne puissent par exemple récolter des fortunes colossales avec les ressources spatiales. Une nouvelle gouvernance doit, selon, lui se mettre en place rapidement pour éviter, je cite « que les rêves de Jules Verne ou d’Elon Musk tournent au cauchemar pour les terriens…

L’autre dossier, plus largement évoqué dans la presse : la France qui souhaite conserver ses entreprises stratégiques. Comment la France veut-elle défendre ses fleurons. C’était déjà la Une des Echos hier pour son édition du week-end. Le journal avait anticipé, à raison, les annonces effectuées par le Premier ministre Edouard Philippe hier sur le site d’une usine l’Oréal, à savoir entre autres, l’extension du décret Montebourg dont on s’en moquait à l’époque, mais ses idées sont visiblement tendance aujourd’hui. Et si, hier, Edouard Philippe a choisi une usine l’Oréal, nous apprend le journal L’Alsace, c’est bien parce que depuis le décès de Liliane Bettencourt, le géant des cosmétiques est menacé d’une offre publique d’achat qui serait de nature à voir le champion français passer sous contrôle étranger. Le Midi Libre parle alors de « prédateurs financiers »…

Mais pourquoi devrions-nous nous priver de déployer un bouclier quand les concurrents de nos entreprises bénéficient, eux, d’un tel avantage ? s’interroge encore L’Alsace.  Les États-Unis, la Chine ou la Russie ne sont-ils pas des champions du nationalisme économique ? poursuit le quotidien régional…
L’Union-l’Ardennais estime pour sa part qu’il y a en effet des domaines comme ceux de la défense, de la santé, de l’eau, de la sûreté qui ne peuvent pas passer sous pavillon étranger. Et si vous lui demandez pourquoi ? L’éditorialiste du journal vous répond : « Parce qu’on ne vend pas les bijoux de famille ! »

Et parmi nos bijoux de famille justement, il y a aussi les médailles que les sportifs français collectent en ce moment aux JO d’hiver. A 16 ans, elle est encore en classe de première au lycée d’Albertville plus précisément. Mais elle a surtout décroché la médaille d’argent du snowboardcross hier à Pyeongchang en Corée du Sud. « L’avenir s’appelle Pereira » titre L’Equipe dans le corps du journal. Car c’est son nom Julia Pereira, elle qui est devenue la plus jeune médaillée tricolore de l’histoire des JO d’hiver nous explique le quotidien sportif.« Je suis sur un nuage, pendant un gros mois, je ne vais faire que pleurer, car je suis très émotive » a-t-elle déclaré.