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Reconstruction en Irak: la pétrochimie parmi les priorités du gouvernement

Par Claire Fages

La conférence sur la reconstruction de l'Irak organisée au Koweït se focalise aujourd'hui, mardi 13 février 2018, sur les projets du secteur privé. La modernisation des infrastructures pétrolières reste au cœur des préoccupations des autorités de Bagdad, et elles mettent l'accent sur le développement de l'aval pétrolier, en particulier le raffinage.

Pour reconstruire l'Irak, développer l'aval pétrolier et gazier demeure une priorité des autorités. Sur les 157 projets listés par la Commission irakienne des investissements, 18 sont liés à la pétrochimie. Surtout, ils sont classés parmi les 41 projets stratégiques majeurs, au même titre que l'aéroport de Mossoul, les voies ferrées ou les autoroutes. Il s'agit notamment de terminaux pétroliers, d'oléoducs, d'usines de fabrication d'urée, la matière première des engrais azotés. Mais surtout de raffineries.

Le pétrole irakien raffiné… en Inde

L'Irak est désormais le deuxième producteur de l'OPEP derrière l'Arabie saoudite mais il raffine à peine un quart de son pétrole. Développer l'aval permettrait au pays d’exporter autre chose que du brut, dont les quantités sont plafonnées désormais par l’OPEP. Et de capter une valeur ajoutée qui part à l'étranger. Car « le pétrole de l'Irak, c'est l'Inde surtout qui le raffine, souligne Philippe Sébille-Lopez, et même un peu l'Iran ». Du coup l'Irak dépense 2 milliards de dollars par an pour importer des produits raffinés.

A ce jour les raffineries de l'Irak sont soit minuscules, soit très endommagées par les combats. Baiji, la grande raffinerie du nord du pays est détruite à 60%. Pour le reste, il s'agit de toutes petites raffineries de 15 000 à 60 000 barils par jour. L'Irak voudrait doubler ses capacités d'ici 2021. La rénovation de Baiji est donc prioritaire, de même que la création de pôles de raffinage ou de pétrochimie dans les provinces d'Al Anbar à l'ouest, de Dhi Qar et sur le port d'Al Faw, au sud.

Investisseurs méfiants

Il s'agit maintenant de convaincre les investisseurs. Et en premier lieu les compagnies étrangères, qui ne réaliseront ces infrastructures dans l'aval pétrolier que si elles bénéficient d'un accès favorable aux gisements. Jusqu'à présent les contrats de service proposés par les autorités irakiennes les ont au contraire fait fuir, Shell a abandonné le développement de Majnoun ; Exxon celui de West Qurma. Mais, signe peut-être que les choses sont en train de changer, la major américaine négocie à nouveau en Irak, de même que BP.

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