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Crise en Ukraine: vers un nouvel échange de prisonniers

Par Sébastien Gobert

Depuis 2014, la guerre dans l’est de l’Ukraine a coûté la vie à plus de 10 000 personnes et fait plus de 30 000 blessés, selon l’ONU. Des centaines de personnes se sont aussi retrouvées prisonnières, et gardées captives, des deux côtés. Ces dernières semaines, les négociations s’intensifient pour organiser un échange important avant la fin de l’année. Ce serait la plus grande avancée du processus de paix depuis le début de l’année.

Selon le négociateur ukrainien en charge des questions diplomatiques, Viktor Medvechuk, il y aurait 386 prisonniers côté ukrainien qui seraient réclamés par les séparatistes des Républiques de Donetsk et Louhansk. Kiev réclame pour sa part 157 personnes, mais les séparatistes affirment ne détenir que 94 prisonniers.

Viktor Medvechuk avance l’hypothèse d’un échange de 306 séparatistes contre 74 Ukrainiens. Comme Kiev a condamné certaines prisonniers à des peines à perpétuité, sans possibilité d’amnistie, il serait impossible, en tout cas très difficile, d’échanger ceux-là. En tous les cas, la conclusion d’un accord est très attendue : certains de ces captifs sont en prison depuis plus de trois ans déjà.

Des échanges au cœur de négociations intenses

Ce ne serait pas le premier échange de prisonniers au cours des dernières années. Tous ont fait l’objet de négociations intenses, et très discrètes. Mais cette fois-ci, Vladimir Poutine lui-même est entré dans le jeu. Il a mis en scène son rôle de médiateur, en rendant public un coup de téléphone avec les chefs des Républiques autoproclamées de Donetsk et Louhansk, et en s’affichant avec Viktor Medvechuk. On le voit comme un médiateur préoccupé, qui assure faire tout ce qu’il peut. C’est très bon pour son image, dans le cadre de l’élection présidentielle. Sachant que la plupart des observateurs s’accordent à penser qu’il décide en fait de tout.

Il y a aussi le cas de Viktor Medvechuk, très proche du président russe, c’est le parrain de sa fille, et qui est très critiqué en Ukraine. L’échange de prisonniers est donc peut-être pensé comme une manière de redorer son blason à Kiev. L’échange serait alors plus motivé par des raisons de communication que par les inquiétudes réelles sur le sort des prisonniers. Néanmoins, il n’est pas dit que l’échange se réalise.

Un blocage politique

La situation politique à Louhansk est instable. Il y a deux semaines, le chef de la République, Igor Plontniski, a été renversé par la force par des opposants politiques, dans le cadre d’une guerre de clans. C’est Igor Plotniski qui avait signé les accords de paix de Minsk, qui prévoyaient les échanges de prisonniers. Les nouveaux chefs de Louhansk assurent qu’ils se tiendront aux accords de paix, mais on ne sait pas quel impact cela pourrait avoir sur les négociations.

De plus, le processus de paix est au point mort. Les deux années qui se sont écoulées n’ont vu aucune avancée vers une résolution du conflit. Même la condition la plus basique, le cessez-le-feu sur la ligne de front, n’est pas respecté. Sans bonne volonté de part et d’autre, et à cause de contraintes politiques à Kiev et à Moscou, on pourrait bien ne pas voir de progrès d’ici longtemps.

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