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Portugal: un pays en proie à une grave sécheresse

Par Marie-Line Darcy

Direction le Portugal, pour parler de la grave sécheresse qui frappe le pays. Cette situation jugée très préoccupante s’est aggravée en l’absence des pluies d’automne. Le territoire portugais est à 94 % en sécheresse extrême, qui cumule sécheresse superficielle et diminution des ressources en eau.

La situation déjà identifiée cet été s’est aggravée car les pluies d’automne abondantes en octobre et novembre n’ont pas eu lieu. Un passage pluvieux a actuellement cours sur le pays, mais il est faible et ne va pas durer. L’agriculture souffre beaucoup : il faut acheter des aliments pour nourrir le bétail, il n’y a pas de fourrage ni d’herbe fraîche. Les récoltes sont compromises : châtaignes, olives, riz, légumes et arbres fruitiers en souffrance. Un scénario assez noir. Pire, sans ces pluies abondantes de l’automne, les agriculteurs ne peuvent pas semer, rien ne va pousser. La saison 2018 est compromise.

Quelles mesures sont prises face à la catastrophe ?

Elles vont au plus pressé. Comme par exemple pour la région de Viseu, c’est au nord du Portugal. On a dû mettre en place une rotation de 50 camions-citernes qui vont chercher de l’eau dans un barrage plus au sud, pour la transférer dans le barrage de Falgide qui alimente la région de Viseu. 12 heures par jour, des milliers de mètres cubes d’eau changent de réservoir, une sorte de course contre la montre. Car le barrage de Falgide n’est plus qu’à 8,6 % de sa capacité, et il abreuve quelque 130 000 personnes de la région. Il lui manque un million de mètres cubes d’eau utilisés pour lutter contre les graves incendies de l’été. Ce qui fait dire aux habitants que la sécheresse frappe deux fois. La mairie de Viseu a encore de l’eau au robinet mais on ne sait pas jusqu’à quand. Toutes les villes du Portugal ont pris des arrêtés municipaux pour restreindre l’usage de l’eau, et les campagnes de sensibilisation se multiplient.

Les autorités envisagent-elles des mesures particulières ?

L’agence de l’environnement et le ministère de l’Environnement suivent de près la situation. Et dès l’été dernier, des mesures préventives ont été prises. On sait que quelque 3 000 puits ont été forés ces quatre derniers mois, malgré les restrictions. Or, les nappes phréatiques, notamment sur le littoral, là où est concentrée la population, sont à sec. La coupure totale et nationale de l’eau la nuit a été envisagée, mais ce sera la mesure de la dernière chance. Les gens risquent de faire du stock et donc entraîner une sur-consommation. Et puis, c’est dangereux pour le réseau d’eau. Au Portugal, la situation est aggravée par le fait que les cours d’eau les plus importants traversent d’abord l’Espagne. Or l’Espagne a soif aussi, très soif. Et ne laisse plus passer beaucoup d’eau. Il faut qu’il pleuve, beaucoup et vite.

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