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Revue de presse française
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11 novembre: Macron brasse les symboles

Par Norbert Navarro

11 novembre 1918. C’était il y a 99 ans ! La fin de la Première guerre mondiale. 11 novembre 2017, c’est une journée particulière, une journée de commémoration, pas comme les autres.

C’est, d’abord, le premier « 11 novembre » d’Emmanuel Macron. Et, effectivement, le président « brasse les symboles », formule le journal Le Monde ; il n'a « pas lésiné sur les symboles », nuance Le Figaro.

Jugez plutôt : remontée des Champs-Élysées, flamme du soldat inconnu ravivée sous l’Arc de Triomphe, en présence de ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy, réception à l'Élysée des pupilles de la Nation, visite, dans le XVIème arrondissement de Paris, du musée Georges Clémenceau, dit « le Tigre », ou encore le « Père la victoire » (à l’attention des lecteurs de roman national).

« Le président français ne se prive pas d'envoyer des signes pour la postérité, confirme Le Midi Libre ». Et ce journal du sud de la France se souvient de l’année 1984, et du chancelier allemand Helmut Kohl main dans la main avec le président Mitterrand à l’ossuaire de Douaumont, où reposent à jamais les restes de soldats anonymes tombés durant la guerre 14-18.

Hier, ce fut au tour du président français et de son homologue de se donner l’accolade. « Certains n'y verront que de la communication. Ils se trompent lourdement », estime encore Le Midi Libre.

Parce qu’il y a d’abord le devoir de mémoire, mais il y a aussi et surtout le « partage de mémoire », souligne La Presse de la Manche, cette « aventure commune » des peuples de l'Europe, « trop souvent occupés à s'entre-tuer ».

Oui, sermonne à son tour le journal L’Union, « célébrer le 11-Novembre, c'est être Français aujourd'hui, inscrit dans l'Histoire, et œuvrer pour que la Mémoire éveille les consciences et empêche le retour des tragédies, tout en sachant le poids des fragilités humaines. Commémorer, c'est s'incliner devant tous les soldats qui, aux moments décisifs, ont été le corps de la France et ont tout donné », énonce avec gravité ce journal publié dans la région des Ardennes, dans le nord-est de la France, aux confins de la frontière franco-allemande.

11 novembre : leçon d’histoire

Du reste, la presse quotidienne locale a ce matin des accents très solennels. Car c’est en Alsace qu’Emmanuel Macron et son homologue allemand ont inauguré hier le premier Historial binational sur la Grande Guerre.

Alors, bien sûr, admet le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace, la rencontre alsacienne d'Emmanuel Macron et de Frank-Walter Steinmeier ne suffira pas à « doper » une Europe « en mal de projets » ; mais elle confirme de belle façon la « sanctuarisation » de « l'indispensable » amitié franco-allemande. Et elle a le mérite d'une « indéniable et entière sincérité ».

Seulement voilà ! Les temps ont changé, soupire le quotidien L’Alsace. « Déjà, les commémorations sont bien plus nombreuses, surtout en cette longue séquence de célébration du centenaire de la Grande Guerre. Surtout, à l'heure de l'information en continu, sur internet comme à la télévision »…

Et, comme l’admet Le Journal de la Haute-Marne, l'idéal européen est devenu « moins prégnant. Le souci de la gestion au quotidien a pris le relais. Une porte entrouverte sur le nationalisme » Voilà pourquoi cet autre quotidien de l’est de la France lance ce matin cette exhortation : « Relisons l'Histoire » ! Une invite à la réflexion mémorielle. Dont acte…

Hortefeux : une épouse en argent

Du nouveau dans le dossier des soupçons de financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. La justice enquête sur de l’argent découvert chez l’épouse de Brice Hortefeux. Beaucoup d’argent. Selon le journal Le Parisien, la justice « a ouvert une procédure pour blanchiment de fraude fiscale » après que « des centaines de milliers d'euros » aient été « trouvés sur les comptes et au domicile de l'épouse de l'ancien ministre de l'Intérieur, dont elle est séparée ».

Il y a un mois, les policiers de l'Office anticorruption de la police judiciaire ont effectué une descente chez Valérie Hortefeux. Ils y ont découvert « plusieurs dizaines de milliers d'euros en liquide. Ils ont aussi trouvé les traces de versements beaucoup plus importants sur ses comptes bancaires, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros », énonce ce quotidien.

Toujours selon Le Parisien, « ces espèces et versements ne proviennent pas de circuits d'argent noir entre Tripoli et Paris au moment de la campagne présidentielle de 2007, mais des activités professionnelles d'un des proches de Valérie Hortefeux, Christian Deydier, un antiquaire spécialisé dans l'art chinois. Une procédure incidente pour blanchiment de fraude fiscale a été ouverte par le parquet national financier ».

Zimbabwe : une épouse en or

Au Zimbabwe, Grace Mugabe, l’épouse du plus vieux président du contient, ne fais plus mystère de ses ambitions. Et c’est ce que souligne à son tour Le Figaro, qui présente Grace Mugabe comme une femme « de caractère ». Et qui souligne qu’elle ne cache « plus du tout » ses intentions de succéder à son mari. Récemment, Robert Mugabe a limogé l'un des deux vice-présidents Emmerson Mnangagwa. Réfugié en Afrique du Sud, cet ex-fidèle parmi les fidèles du vieux « Bob » fulmine contre son ex-mentor et jure à qui veut l’entendre que ça ne se passera pas comme ça. Mais Grace Mugabe n’en a cure. « Ancienne dactylo du président avant d'être sa femme, celle que l'on surnomme 'DISgrace', 52 ans, ou 'Gucci-Grace', pour son amour immodéré du shopping de luxe, semble surtout exceller dans sa capacité à créer le scandale », énonce avec élégance Le Figaro. Grace Mugabé, femme africaine de pouvoir ou qui y aspire ? Quelle star !