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CICR: «La réponse humanitaire n’est pas à la hauteur des besoins de la RDC»

Par Léa-Lisa Westerhoff

La violence et les affrontements armés à répétition causent d’immenses souffrances humaines dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo (RDC). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est particulièrement préoccupé par le sort des 7 millions de personnes qui ont besoin d’une aide d’urgence, dont plus de la moitié ont été déplacées par les combats. Cela fait déjà un certain temps que les violences endurées par les civils en RDC échappent à l’attention internationale. Les fonds débloqués par les gouvernements donateurs ont progressivement diminué, ce qui fait de la RDC l’un des pays les plus cruellement sous-financés parmi ceux où le CICR mène des activités.

Après une tournée d'une semaine au Kasaï, mais aussi au Tanganiyka et dans le Kivu, Patricia Danzi, responsable Afrique au CICR revient sur cette gigantesque crise humanitaire et notamment sur l'urgence de venir en aide dans la province du Kasaï, une région du centre du pays où en un an, plus d'un million de personnes ont fui les combats et la violence.

« Dans un pays où il y a énormément de déplacés, où presque 10% de la population a besoin d’assistance humanitaire, ce que l’on a vu, ce sont que des gens qui commencent à retourner chez eux après avoir passé des mois très pénibles dans la brousse. Il y a entre 4 et 5000 personnes qui ont perdu la vie lors des affrontements et des violences et puis pour une partie –et ce sont des chiffres que l’on n’a pas- qui sont morts en brousse à cause des conditions de vie : manque d’accès à la nourriture, à la santé et donc ce sont des populations extrêmement vulnérables qui sortent de cette brousse. Ils n’avaient déjà pas beaucoup, ils dépendaient d’une récolte à une autre dans les situations normales, cette crise et cette violence a continué d'affaiblir ces populations (…)

(…) La réponse humanitaire n’est pas à la hauteur des besoins, la RDC est un peu tombée en dehors du radar de la communauté internationale, c’est un pays où les besoins humanitaires depuis des décennies sont très élevés et à ceci s’ajoute une crise comme celle du Kasaï.

Il faut dire aussi dire que, pendant très longtemps, beaucoup d’endroits n’étaient pas accessibles pour les organisations humanitaires pour des raisons de sécurité et c’est seulement maintenant que cela s’ouvre lentement, qu’il est possible d’y accéder mais dans les zones rurales, en dehors des centres urbains, il y a encore énormément à faire.

C’est maintenant qu’il faut les aider parce qu’ils sont rentrés, c’est maintenant qu’ils ont besoin d’aide, c’est maintenant qu’ils doivent planter pour ne pas rater la prochaine saison. Donc c’est urgent qu’on puisse répondre à leur demande. On a effectivement besoin d’argent : sur les 68 millions de dollars d’appel que l’on avait fait, il manque encore 15 millions cette année pour répondre aux besoins et les besoins sont grandissants.

Les gens dans cette province n’ont pas connu la violence pendant une génération, donc c’était nouveau et ils n’étaient pas du tout préparés à cette violence, la vulnérabilité est extrêmement élevée. Il s’agit maintenant d’appuyer ces populations pour qu’elles puissent reprendre leur vie, pour qu’elles puissent replanter les semences et avoir accès à la santé.

Ce n’est pas très connu, mais la RDC est un pays qui compte beaucoup de déplacés, plus d’un million en une année, c’est énorme et ces déplacés sont les plus vulnérables. S’ils n’ont pas même pas les moyens de  traverser une frontière ou de migrer ou qu’ils restent dans leur propre pays, il est très important que l’on jette la lumière sur ces personnes qui compte beaucoup sur nous ».

Philippe Njaboué, chef de projet de l'association Alternative Cote d'Ivoire

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