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L’enquête sur le tueur de Marseille passe par l’Italie

Par Anne Le Nir

Neuf jours après l’attaque au couteau perpétrée par un Tunisien de 29 ans, Ahmed Hanachi, qui a tué deux jeunes femmes à la gare Saint-Charles de Marseille, les autorités italiennes ont expliqué, lors d’une conférence de presse à Rome, comment son frère cadet Anis, 25 ans a pu être arrêté dans le nord du pays. La France avait lancé un mandat d’arrêt européen « pour participation à une association terroriste et complicité dans le double meurtre de Marseille ». La cavale d’Anis Hanachi a pris fin samedi soir à Ferrare.

Les autorités italiennes ont été prévenues le 3 octobre par leurs homologues françaises de la « possible » présence en Italie, depuis le 27 septembre, d’Anis Hanachi et de son profil dangereux. L’individu, selon des sources françaises, a un passé de combattant étranger en Syrie entre 2014 et 2016. Par la suite, il aurait endoctriné son frère Ahmed. Anis Hanachi a été repéré d’abord à Rimini, puis le 4 octobre à Gênes en Ligurie. Enfin, le 7 octobre au soir, la police antiterroriste italienne l’a arrêté dans une rue de Ferrare. Il circulait à vélo, était en compagnie de plusieurs personnes, n’avait pas de pièce d’identité et s’est présenté comme un ressortissant algérien. Les personnes qui étaient aux côtés d’Anis Hanachi seraient d’origine tunisienne et l’auraient hébergé. Elles ont toutes été interrogées.

Nombreuses zones d'ombre

La seule trace de sa présence en Italie remonte au mois d’octobre 2014 lorsqu’il avait débarqué clandestinement à Syracuse avec un groupe de Tunisiens. Il avait été renvoyé directement en Tunisie. Concernant son arrivée récente et ses divers mouvements, de nombreuses zones d’ombre subsistent. Anis Hanachi a été mis immédiatement à disposition du parquet de Bologne, mais persiste à ne pas coopérer.

Selon le procureur national antimafia Franco Roberti, « il n’avait pas de base solide à Ferrare, ni ne préparait un attentat en Italie ». Mais force est de rappeler que son frère Ahmed a vécu plusieurs années dans la région du Latium, à Aprilia où il avait épousé une Italienne en 2008. Il avait quitté la région en 2015, deux ans après son divorce. Une commune désormais sous haute surveillance, car au cours des 18 derniers mois, quatre Tunisiens suspectés de fanatisme religieux ont été expulsés.

Une demande d’extradition

Anis Hanachi a accepté son transfert en France. Celui-ci devrait avoir lieu dans les prochains jours.

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