rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
7 milliards de voisins
rss itunes deezer

Ouvrir la voix: l'afro-féminisme en action

Par Emmanuelle Bastide

Comment les jeunes afro-descendantes se sentent-elles perçues par la société ? Quelles sont leurs colères, leurs revendications ? Comment perçoivent-elles le sexisme et le racisme cumulés ? Amandine Gay a donné les paroles à ces femmes auxquelles on rappelle quotidiennement leur couleur de peau.

- Amandine Gay, afro féministe, réalisatrice du documentaire Ouvrir la voix

- Mrs Roots (alias Laura Nsafou), bloggeuse et auteure de A mains nues (Editions Synapse) et de Comme un million de papillons noirs, à paraître en octobre 2017 aux éditions Bilibok

- Eva Doumbia, metteur en scène, a créé le « cabaret capillaire » Moi et mon cheveu.

Et le reportage de Clara Wright

Être fières, jusqu'au bout des cheveux. Les «Nappy» sont un mouvement afro-américain né aux Etats-Unis dans les années 2000, qui veut dire «Natural and Happy» : porter ses cheveux naturels et en être heureux. Aminata Diawara Keita, 24 ans, est fière de se sentir appartenir à ce mouvement en France : cela fait trois ans qu'elle n'a plus honte de sortir dehors avec ses cheveux crépus. Depuis qu'elle est entrée à l'université, cette Française originaire de Guinée a pris conscience de sa volonté d'affirmer son identité. Et cela passe par son cheveu. La jeune femme réservée, souvent perçue comme taciturne, est même allée jusqu'à se porter candidate à un concours de beauté de la diaspora guinéenne en France en 2017.

Sa meilleure amie, Sally Touré, 23 ans, pose un regard bienveillant sur le parcours de son amie. Elle se présente comme Française des Antilles, du côté de sa mère, avec des origines camerounaises, de son père. On les retrouve lors d'une séance coiffure chez Aminata : les deux amies s'attellent à la fabrication maison d'une crème capillaire.

Quand les mots font aussi mal que les coups: violences verbales, quelles blessures sur l’enfant?

La nouvelle idéologie de l’éducation: ni droite, ni gauche, mais du pragmatisme?