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Élections anticipées au Parlement de Basse-Saxe en Allemagne

Par Nathalie Versieux

Début août, Elke Twesten, une élue Verte du Parlement régional de Basse-Saxe, quittait son groupe parlementaire en claquant la porte pour aller rejoindre… la CDU ! L’élue provoquait un tremblement de terre politique à l’échelle régionale, obligeant le parlement de Basse-Saxe à se saborder pour convoquer des élections anticipées en octobre. En quoi cette affaire peut-elle gêner Martin Schulz ?

de notre correspondante à Berlin,

La Basse-Saxe est une région capitale pour le SPD, à la fois bastion de la sociale démocratie et laboratoire politique. Cette région du centre du pays a été gouvernée par Gerhard Schröder avant de le porter au pouvoir à Berlin en 1998. Nombre de chefs de file du parti viennent de la région. Que la Basse-Saxe bascule à la CDU serait dramatique pour les sociaux-démocrates en perte de vitesse.

En Basse-Saxe, les sociaux-démocrates gouvernaient avec les Verts. A sept semaines des élections législatives générales du 24 septembre, l’affaire de cette élue verte passée à la CDU rappelle que chez les écologistes allemands, un certain nombre d’élus ou de militants se sentent plus proches des conservateurs d'Angela Merkel que du SPD. Or Martin Schulz aurait forcément besoin des Verts pour parvenir au pouvoir.

38% d’intentions de vote pour Schulz

Pour l’heure, ses chances d’accéder à la chancellerie sont de toute façon assez faibles. 52% des Allemands souhaitent voir Angela Merkel conserver son poste, contre 38% qui seraient favorables à Schulz. Les Verts, eux, sont stables autour de 8% des intentions de vote. Pas de quoi faire une majorité.

Depuis qu’Elke Twesten a franchi le Rubicon, la direction des Verts s’efforce de minimiser l’ampleur de l’affaire, assurant qu'il s'agit d'une « décision purement individuelle », condamnée par le parti. Reste qu’Elke Twesten est loin d’être la seule à flirter avec les conservateurs au sein des Verts allemands.

Une majorité CDU-Verts au Bundestag ?

Le temps où les Verts allemands tricotaient sur les bancs du Bundestag, sans cravate et chaussés de baskets blanches, au grand dam des conservateurs du pays, est bien révolu. Les Verts sont devenus fréquentables pour la CDU. A bien des égards, les points de friction semblent moins importants entre les Verts et la CDU qu’entre les Verts et le SPD.

Les deux partis, qui se sont rapprochés sur les questions de sécurité, partagent un certain nombre de points communs sur la question des réfugiés, n’ont plus trop de désaccords sur la politique familiale depuis qu’a été adopté le mariage pour tous et sont plutôt unis sur les questions environnementales. Les seuls points de friction concernent la politique fiscale. Et surtout les relations entre les Verts et la petite sœur bavaroise et ultra-conservatrice de la CDU, la CSU.

Concernant la Basse-Saxe, une reconduction de l'alliance du SPD et des Verts dans la région semble peu envisageable. Et c'est bien le problème de Martin Schulz.

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