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Tourisme: à Barcelone, le ras-le-bol des autochtones

Par François Musseau

A Barcelone, aux Baléares, à Valence ou au Pays basque, un sentiment partagé d'irritation contre le tourisme massif s'exprime parfois de manière brusque, militante, voire violente. Des groupuscules comme « Arran » ou « Encavant », dans les régions catalanophones, multiplient les actions pour tenter d'incommoder les touristes étrangers.

Bien heureusement, aucun acte d’agression ou de violences physiques n’est à déplorer. Cependant, de nombreuses actions hostiles sont perpétrées envers des touristes étrangers. Un bus touristique comme cible et des confettis lancés dans quelques hôtels à Barcelone, plusieurs manifestations pour interdire l’accès au port de plaisance de Palma, à Majorque. Rien qui ressemble de près ou de loin à de la violence pure et dure. Mais ce sont les expressions d’un ras-le-bol, d’une lassitude profonde. Les fautifs ? Des groupuscules nommés « Arran » ou « Endavan », des mouvements séparatistes et nationalistes des régions catalanes, qui estiment que l’afflux de touristes dans leur ville a un effet pervers sur leur identité et leurs repères.

Beaucoup de bruits, pour pas grand-chose ?

C’est aussi et surtout un phénomène de réseaux sociaux, de groupes très réduits qui veulent faire des coups d’éclat. Néanmoins, ce qu’ils font reflète un sentiment très largement partagé. Beaucoup de quartiers, à Barcelone, à Saint Sébastien au Pays basque, à Palma, à Majorque ou à Valence et ailleurs, sont envahis par des groupes de touristes. Les appartements touristiques sont très nombreux et il existe un sentiment local d’être envahi. Ce qui explique, notamment, les réactions sporadiques et agressives de certains.
 
Le tourisme au cœur de l’économie

Avec 37 millions de touristes depuis le début d’année, le tourisme représente les plus importantes retombées financières de la célèbre ville côtière de Catalogne. Des plateformes comme AirBnb permettent à beaucoup des gains financiers importants, mais ces conduites ont transformé les quartiers, les petits commerces et les boutiques et a entraîné ce qu’on appelle la gentrification. L’arrivée de nouveaux venus à cause de la cherté des loyers et des prix et le départ de gens de souche. La mairie de Barcelone, par exemple, est très consciente du problème, et parie pour la décroissance touristique dans les quartiers centraux de la ville.

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