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Revue de presse française
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A la Une: 14 juillet, le chef militaire au pas

Par Norbert Navarro

« Il en a pris pour son grade », le général Pierre de Villiers, souffle un jeune officier au journal Le Parisien, en évoquant le discours « ferme » que le président Macron a prononcé d’un « ton glaçant » lors d’une garden-party, hier jeudi au ministère de la Défense à Paris, à la veille du traditionnel défilé et en présence de l’intéressé. Lequel chef d’état-major, lors d'audition à huis clos, avant-hier, devant de la commission Défense à l'Assemblée, avait, en termes virils, réclamé que les engagements financiers pris par le président se traduisent dans les faits sans tarder.

Hier, donc, ce général a donc été « recadré » par Emmanuel Macron, résume Le Parisien. Selon ce journal, « sa démission plus ou moins rapide (fait) peu de doute ».

Et ce matin, le général de Villiers rentre dans le rang. Dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro, le général de Villiers réclame ce matin le « respect scrupuleux des engagements pris à l'égard du budget de la Défense nationale ». Il appelle à initier l'effort « dès 2018 » et à le maintenir « dans la durée » afin de « préserver l'indispensable cohérence » entre menaces, missions et moyens des armées françaises. Condition selon leur chef d’état-major pour qu’elles puissent « demeurer ce qu'elles sont et refléter ce qu'elles incarnent », écrit-il dans Le Figaro, rappelant les déclarations du président de la République, à Gao, au Mali, le 19 mai dernier et invitant les lecteurs de ce journal à être « fiers de nos armées françaises ».

« Le chef d'état-major des armées aurait même menacé de poser son képi… », ajoute Le Figaro, comme pour mieux enfoncer le clou. Le quotidien conservateur rappelle qu'Emmanuel Macron « avait envoyé d'autres signaux. Descendant en command-car les Champs-Élysées, rendant visite aux blessés de guerre de Percy le jour de son investiture (…) Mais, après Percy, vient le temps de Bercy. Et même si le chef de l'État a annoncé une hausse du budget en 2018, la défense craint toujours de servir de variable d'ajustement », énonce Le Figaro. « Drôle de 14 juillet », estime ce journal.

Trump à Paris : le « coup » diplomatique de Macron

Drôle également, dans la mesure où Donald Trump est présent à ce défilé. « Un paria à Paris », lance Libération, qui souligne le caractère « bling-bling », selon lui, de cette visite en France du président américain.

En page intérieure du Parisien mais à « la Une » du Figaro, la photo du « dîner d’amis » des couples Macron et Trump hier sur la Tour Eiffel, le premier tout sourire, le second nettement moins.

Emmanuel Macron a-t-il ou non bien fait d’inviter Donald Trump à Paris pour le 14 juillet ? Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 61 % des Français pensent que le président français a eu « raison », 38 % estiment qu’il a eu « tort ».

« On pourrait dire qu’offrir à Trump tout le faste de la République est gênant, remarque Libération. Mais il faut admettre que toute tentative de le faire revenir sur ses positions isolationnistes est une bonne idée, complète toutefois ce journal (…). L’accueillir quand tous le rejettent, c’est tenter de le mettre sous un protectorat français. Ça peut paraître gonflé, mais ça peut marcher, surtout avec un personnage de la trempe de Trump », approuve donc Libé.

Nice : Promenade des martyrs

Il y a un an, le 14 juillet tournait au carnage à Nice. « N’oublions pas », enjoint Le Parisien, qui cite in extenso le prénom des quatre-vingt-six morts de la Promenade des Anglais, fauchés par le terrorisme en camion. « Les plus jeunes avaient à peine 2 ans, le plus âgé 90, rappelle ce quotidien. (…) Ne les oublions jamais ».

Liu Xiaobo : supplicié chinois

Le Chinois Liu Xiaobo est mort, lui aussi. En prison. Et Libération souligne que, « dans l’histoire, seuls deux prix Nobel de la paix sont morts en captivité sans avoir pu recevoir leur récompense. Le journaliste allemand Carl von Ossietzky, interné par les nazis avant de mourir à l’hôpital en 1936. Et le poète chinois Liu Xiaobo, qui purgeait en 2010 une peine de onze ans de prison pour « subversion du pouvoir de l’Etat ».

Code du travail : une pure formalité

C’est fait, la loi d’habilitation permettant de réformer le code du travail par ordonnances en France a été votée hier soir par l’Assemblée nationale. « C’est une première victoire pour le gouvernement, souligne Libération, la copie du gouvernement quitte l’hémicycle amendée à la marge. Et ce malgré l’opposition farouche de La France insoumise, des communistes et de quelques socialistes ». Au Palais Bourbon, ce fut sans surprise un « dialogue de sourd » pour un débat qui offrait « deux visions du travail ».

Ecologie : liquider les gêneurs

Ca fait froid dans le dos. Dans le monde, il ne fait pas toujours bon de défendre l’environnement. « Défendre l’environnement tue de plus en plus », déplore Libération. Selon un rapport rendu public hier par Global Witness et que ce quotidien a lu avec effroi, les meurtres de défenseurs de l’environnement et des droits fonciers étaient en forte augmentation l’an dernier. En 2016, au moins 200 de ces défenseurs de l’environnement ont été assassinés dans le monde, battant le « triste » record de 2015, euphémise Libé (au moins 185 morts). Et encore, « il s’agit de la pointe émergée de l’iceberg, le chiffre réel est sans doute bien plus élevé » puisque nombre de meurtres ne sont pas signalés, souligne Global Witness et cette réalité est « glaçante » et elle est même en « pleine expansion », souligne encore Libération.

A la Une: l’ex-dissidente birmane Aung San Suu Kyi a finalement pris la parole ce matin…