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La stratégie africaine d’HEC: trois jours de discussions sur le développement

Par Stanislas Ndayishimiye

La première édition des Africa Days prend fin mercredi 17 mai 2017 au campus d’HEC, l’École des hautes études commerciales de Jouy-en-Josas près de Paris. L’intérêt de l’Afrique pour les investisseurs concerne aussi le secteur de l’enseignement. L’un des instituts d’enseignement supérieur les plus prestigieux en Europe et dans le monde vient donc d’organiser 3 journées d’échanges autour des défis et des enjeux de l’Afrique du XXIe siècle, du 15 au 17 mai 2017. À cette occasion, HEC a signé le 15 mai un partenariat avec l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

 

70 % des Africains auront moins de 30 ans en 2050. Le défi de la formation est donc immense, la formation professionnelle notamment, mais pas seulement, selon Kako Nubukpo, Directeur de la francophonie économique et numérique. « Le défi, c’est réussir la transformation structurelle des économies de l’espace francophone, notamment les économies africaines, par le développement de l’industrialisation. Vous aurez beau former des gens, s’il n’y a pas de secteur secondaire capable d’absorber les personnes que vous formez, vous ne réglerez pas la question de l’adéquation formation-emploi. »
 
Incitation à l’excellence et à la connaissance du continent 
 
Invité à cette première édition des Africa Days, le Vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan a exhorté les étudiants africains de HEC à être les meilleurs et à rentrer ensuite dans leur pays respectif, afin de participer au développement. Un appel, dont s’est fait l’écho Freddy Mpinda, un ingénieur télécom né à Kinshasa. « Je dirai aux jeunes : rentrez en Afrique, pas nécessairement dans votre pays. Mais connaissez l’Afrique, parcourez l’Afrique, aidez l’Afrique à se développer parce que si un pays africain est développé et que tout autour les autres ne le sont pas, ce n’est pas la sécurité. Donc, retourner en Afrique ça ne veut pas dire retourner nécessairement dans son propre pays. Allez vers les opportunités, obtenez de l’expérience et partagez avec vos frères qui n’ont pas eu la chance de fréquenter une école élitiste comme celle-ci. »    
 
Promouvoir l’entrepreneuriat
 
Didier Acouetey est Président d’Africsearch, un cabinet de chasseur de têtes pour les entreprises qui investissent en Afrique, étant donné que le secteur public ne peut pas recruter tous les diplômés. Selon lui, les pays africains doivent créer les conditions qui favorisent l’entrepreneuriat. « Dans les formations à l’école, il faut apprendre aux jeunes ce qu’est entreprendre. Cela ne veut pas dire que tout le monde entreprendra. Deuxième exigence, il faut créer des instruments de financement des jeunes entrepreneurs et enfin, des moyens d’accompagnement. Il faut les incuber. J’ai vu beaucoup d’exemples de jeunes entrepreneurs qui ont eu un petit pécule pour démarrer une activité, mais qui au bout de 3 mois se sont retrouvés sans rien, parce qu’ils n’ont pas d’expérience de management. Ils n’ont pas non plus d’expérience industrielle, d’expérience d’entreprise et d’entrepreneuriat. Je crois que la question de l’accompagnement et de l’incubation est fondamentale. »        
 
L’organisation des Africa Days s’inscrit dans la stratégie africaine d’HEC... Cette école élitiste prépare l’ouverture d’un bureau en Côte d’Ivoire. Ce sera le 2e après celui de l’île Maurice, ouvert en 2016.

 

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