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Agenda culture Afrique
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L'agenda culture Afrique du 7 au 14 mai 2017

Par Xavier Besson

Où sortir la semaine prochaine ? L’agenda culturel africain avec Anne Bocandé, rédactrice en chef d’Africultures.

C’est le dernier jour du festival international de danse au féminin, le Fé’stival à Dakar.

Ça se passe au centre culturel Blaise Senghor de la capitale sénégalaise.
La 7e édition du Festival a pour thème « Femmes et apatride ». Et en ce dernier jour place, à 14h,  à Fé’nomène Battle, une compétition de danse au féminin, avec la DJ, Dj Nina.
 
Ce festival est né en 2010, sous l’impulsion d’une danseuse, Aïda Camara.
 
Sénégalo-Gabonaise, Aïda Camara a en effet créé l’association Danse Fé,  il y a 7 ans avec, dès le départ, la volonté de réunir des danseuses sénégalaises et gabonaises. L’idée étant de valoriser la pratique de la danse et notamment de la danse hip-hop au féminin. Car elles restent minoritaires souvent dans l’imaginaire commun de cette pratique. Rendez-vous à 14h à Dakar au centre culturel Blaise Senghor pour profiter de la dernière journée du Festival.
 
On reste à Dakar avec la sortie africaine du film « Félicité » du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis.
 
Ça se passe mardi à 19h. Rappelons que le film a gagné le 4 mars dernier, l’Etalon d’Or du Fespaco 2017. Ce festival international de cinéma se déroule chaque année à Ouagadougou au Burkina Faso. Le film Félicité se passe lui à Kinshasa en République démocratique du Congo et raconte la trajectoire d’une mère, Félicité, chanteuse dans un bar le soir, et qui va tout faire pour réunir l’argent pour soigner son fils qu’elle retrouve gravement ensanglanté sur un lit d’hôpital.
 
Je ne vous en dis pas plus pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore vu. Rappelons qu’Alain Gomis s’est déjà fait remarquer pour ses longs métrages : que ce soit « Aujourd’hui » sorti en 2011, qui se passait à Dakar, avec en personnage principal le poète Saul Williams. Ou encore le film « Afrance », sorti en 2001. Il retrace l’histoire de El Hadj, étudiant à Paris, et qui s’apprête à retourner au Sénégal pour contribuer au développement de son pays. Mais il arrive six jours trop tard pour renouveler ses papiers. Il est aussitôt arrêté et bascule dans l’exclusion et les traitements réservés aux rebus.
 
La sortie africaine de « Félicité » commence à Dakar, ce mardi, à 19h, et suivez la page Facebook du film pour connaître les dates de la tournée africaine à venir. Des projections sont en effet prévues à Abidjan, Douala, Cotonou, Lagos, Kinshasa et bien d’autres villes. 
 
Nous allons désormais à Tanger au Maroc où se déroule la dernière journée du 21e Salon International des Livres et des Arts

Cette édition est dédiée à la thématique de la jeunesse et a invité depuis mercredi des écrivains bien sûr, mais aussi des philosophes des sociologues et des plasticiens, venus principalement de France et du Maroc. Au programme de cette dernière journée, vous avez rendez-vous à 11H pour une table ronde intitulée « La jeunesse et l’esprit du monde, quel dialogue entre la jeunesse et son époque ».

Cinq auteurs seront là pour en discuter : Karim Miské notamment. Il est auteur de polars et on peut citer son superbe roman « Arab Jazz ». Il est aussi réalisateur de documentaires tel que « Juifs et Musulmans », une série diffusée en 2013. Et on lui doit, en 2014, le livre « N’appartenir » où il explore les différentes facettes de ses identités, notamment mauritanienne et françaises, ainsi que les représentations dans le monde actuel.
 
A ses côtés, à Tanger, il y aura entre autres le politologue Hisham Aïdi, auteur en 2015 de « Rebel Music : Race, Empire and the New Muslim Youth Culture », mais aussi le cinéaste Hicham Lasri. Le Salon du livre et des arts de Tanger c’est aujourd’hui le dernier jour à l’institut français.
 
On reste au Maroc mais cette fois direction l’institut français de Marrakech pour une exposition photographique qui s’ouvre mardi.
 
Et quelle exposition photographique ! C’est une série de portraits d’une trentaine d’artistes marocaines réalisées par Leila Alaoui. Rappelons que cette photographe franco-marocaine est décédée à l’âge de 34 ans des suites de ses blessures provoquées par l’attentat qui a eu lieu à Ouagadougou le 15 janvier 2015. L’exposition présentée à Marrackech jusqu’au 9 juin est intitulée : « Marocaines au devant de la scène ». Ce sont 28 portraits d’écrivains, plasticiennes, cinéastes, photographes, stylistes, comédiennes ou musiciennes. Parmi elles, photographiées souvent en noir et blanc, on retrouve notamment l’actrice Mouna Fetou, mais aussi l'écrivaine Souad Bahechar, la chanteuse Oum, la photographe Yto Barrada ou encore, la productrice Farida Benlyazid. Cette exposition est un bel hommage au travail de Leila Alaoui dont les œuvres naviguent entre la photographie documentaire et les arts plastiques.
 
On termine cet agenda culturel à Douala, au Cameroun avec l’exposition de dessins, peintures, sculptures et sérigraphies signés Kanga Viking.
 
Il s’agit d’une exposition rétrospective de l’artiste  Viking Kanganyam André, connu notamment pour avoir fondé l'atelier Viking dans le quartier de Bessengue, en mars 1976 pour promouvoir l'art contemporain au Cameroun, et aussi pour former des jeunes artistes en arts visuels. Jusqu’en juillet prochain, vous pouvez découvrir dans l’espace Doualart une mise en scène de ses travaux en sérigraphie d’un côté et en peinture et sculpture de l’autre. Avec des documents d’archives, des précieux témoins d’une histoire politique et sociale du Cameroun également. Cette exposition inaugurée le 29 avril dernier est à voir jusqu’au 15 juillet prochain à l’espace culturel Doual’art.  
Profitons-en pour signaler la parution il y a quelques semaines de l’ouvrage : « Public art in Africa », Arts et transformations urbaines à Douala, qui explore notamment le rôle de l’association Doualart dans l’espace public.
 
Toutes ces informations et biens d’autres rendez-vous et actualités culturels sont à retrouver sur votre site d’information Africultures.com.