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A la Une: des prières pour l’Afrique

Par Frédéric Couteau

L’Afrique a été l’un des thèmes du traditionnel message du Pape le 16 avril, message Urbi et Orbi, à la ville et au monde, à l’occasion du dimanche de Pâques.
« Le pape François a en effet formulé des prières pour l’Afrique, relève le site d’information guinéen Ledjely. Il a particulièrement nommé le Soudan, le Soudan du Sud, la Somalie et la République démocratique du Congo. Mais plus largement, il a évoqué l’ensemble des maux auxquels le continent reste confronté. Il s’agit notamment, précise Ledjely, de l’immigration, de la famine ainsi que des conflits armés qui sont, çà et là, déclenchés par des dirigeants et qui se nourrissent du juteux commerce des armes. Pour la cessation de tous ces fléaux, le souverain pontife a imploré la clémence du Seigneur. Mais à travers lui, c’est aux humains et donc aux Africains qu’il s’adresse. »

En effet, conclut le site guinéen, « que le pape et tous les hommes de foi mettent à profit certaines occasions pour rappeler aux hommes leur responsabilité dans les tragédies qui se jouent dans le monde est plus qu’une nécessité. Vu le niveau de perversion des gens, le succès n’est certes pas garanti. Mais ce n’est pas une raison pour que ceux dont la mission est justement de titiller les consciences ne le fassent pas. »

Confusion, obscurité et désespoir

En République démocratique du Congo, ce dimanche de Pâques a pris une tournure très politique. En effet, relate Le Potentiel à Kinshasa, « le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, dans son homélie lue hier dans toutes les paroisses de la province épiscopale de Kinshasa, a fait un sévère réquisitoire contre la situation dramatique que traversent la RDC et son peuple. “Peuple congolais, nous nous sentons comme si nous étions un grain jeté en terre ; nous sommes ignorés, bafoués, piétinés, a déclaré Mgr Monsengwo. Nous vivons dans le pays un temps de confusion, d’obscurité, de désespoir. Mais nous savons qu’au plus profond de la nuit, l’aurore pointe déjà à l’horizon. Nous ne pouvons pas nous laisser envahir par le fatalisme”. »

Commentaire du Potentiel, après cette homélie : « Il est temps que les Congolais redressent leur front longtemps courbé pour exiger une meilleure destinée. »

Bonne cohabitation

Au Burkina, pointe Wakat Séra, « le rituel pascal a été respecté comme les années précédentes. Il n’en saurait être autrement dans un pays de foi, où chrétiens, musulmans et animistes cohabitent dans une harmonie à saluer et dans un respect de l’autre confession à louer. Du reste, comme cela est désormais de coutume, pointe le site burkinabé, des pratiquants de la religion musulmane ont partagé la joie de la résurrection du Christ avec leurs frères chrétiens, tout comme ces derniers commémorent sans différence la naissance du prophète Mahomet ou la Tabaski et le Ramadan. »

Par ailleurs, note encore Wakat Séra, « cette année, la sécurité a été renforcée au sein et aux alentours des lieux de culte, menaces et craintes d’attentats terroristes obligent. Le Burkina Faso étant désormais dans l’œil du cyclone, des mesures sécuritaires fortes ont été appliquées pour permettre aux fidèles chrétiens de vivre leur foi en toute quiétude. Fouilles corporelles et des sacs, passage sous portiques de sécurité, surveillance des policiers armés bien en vue, etc. Rien n’a été laissé au hasard, surtout que les récentes attaques à la bombe de deux églises coptes en Égypte sont encore fraîches dans les mémoires. »

Vous reprendrez bien un peu de ngalakh ?

Plus léger, Jeune Afrique nous donne la recette du ngalakh, dessert traditionnel de Pâques au Sénégal. « Un dessert qui se prépare à partir de pâte d’arachide, de pain de singe (le fruit du baobab) et d’araw, une sorte de couscous à gros grains. [...] Le ngalakh représente l’aumône, la charité et le partage. Pâques n’est pas la fête des catholiques, c’est la fête de tous les Sénégalais, relève Jeune Afrique. [...] Dans ce pays, où l’on compte 5 % de chrétiens et 94 % de musulmans, Pâques, comme la Tabaski, est un symbole de la fraternité des communautés religieuses. [...] Et les familles chrétiennes préparent des quantités importantes de ngalakh au cours du vendredi et du samedi précédant le dimanche de Pâques pour en offrir à leurs voisins et à leurs invités. » Qui plus est, « les familles chrétiennes cuisinent souvent deux plats, lorsqu’elles invitent des familles musulmanes à partager leur repas de fête ; si le plat principal est à base de porc, il est accompagné d’un plat de poulet pour les invités. »