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Revue de presse française
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A la Une: En Syrie, Trump frappe Bachar el-Assad

Par Norbert Navarro

En réplique du bombardement chimique de mardi 4 avril, les Etats-Unis bombardent une base syrienne. C’est bien « sur ordre du président Donald Trump » qu’une soixantaine de missiles ont frappé cette nuit la base aérienne de Shayrat, souligne la version en ligne du journal Le Parisien.

Le Parisien remarque déjà que l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis avait déclaré que les frappes américaines reposeraient « sur les épaules de ceux qui ont lancé cette action aussi douteuse que tragique ».
 
Ces frappes sont la « première opération militaire des Etats-Unis contre le régime syrien », remarque celle du quotidien Le Figaro, une décision qui « accroît le risque d’une confrontation avec la Russie et l’Iran, les deux principaux alliés de Bachar el-Assad ».
 
« C’était le premier grand test international pour Donald Trump et il a choisi d’y répondre avec célérité et fermeté », rehausse celle de Libération, « choqué par l’attaque de mardi, il a choisi de répondre avec poigne ». Libé a de quoi apprécier car avant-même ces frappes, son édition en ligne soulignait qu’après avoir « pris de facto le parti de Bachar el-Assad, le président américain juge ses actes insupportables et tance tout à coup son allié russe. Il évolue dans le bon sens », anticipait Libération.
 
A l’heure du bouclage hier, le journal La Croix se demandait justement « comment réagir face à Bachar el-Assad ? ». Et le quotidien catholique estimait que « des frappes aériennes punitives se heurtaient à une série de contraintes ». Cette nuit, c’est contre une base syrienne au sud de Homs qu’elles ont heurtée. Les missiles américains Tomahawk ont « quasiment détruit la base et tué quatre soldats », rapporte la presse en ligne.
 
Areva : de l’enfer dans le feu de sa forge
 
En France, ce rapport dont le groupe nucléaire Areva se serait bien passé. C’est un rapport « particulièrement cinglant » sur la forge du Creusot, rapport qui « accable Areva », estime Le Parisien, qui le révèle.
 
Etant précisé que la forge du Creusot est située dans une cité industrielle historique du centre-est de la France, qu’elle coule notamment les pièces en métal des centrales nucléaires françaises et qu’elle appartient au groupe nucléaire Areva, étant rappelé que, depuis trois ans, des anomalies dans la composition des aciers des chaudières nucléaires ont été relevées et que des mesures techniques ont été « falsifiées », un rapport a donc été commandé à un organisme officiel, le haut-commissariat à l’énergie atomique.
 
Le journal Le Parisien se l’est procuré. Selon ce rapport, donc, le « management d’Areva […] n’a visiblement pas hésité à faire pression sur les messagers de mauvaises nouvelles pour qu’ils se taisent ou, à défaut, qu’ils n’écrivent pas », relève ce quotidien. Le haut-commissariat à l’énergie atomique dénonce aussi le « défaut de compétence dans toute la chaine hiérarchique », le recrutement de « manageurs trop faibles techniquement ». Et il estime « que la situation actuelle est le résultat d’une lente mais constante dégradation de la compétence technique de la forge depuis 1995 », énonce encore le journal Le Parisien, qui déplore ce qu’il appelle la « descente aux enfers de la forge d’Areva ».
 
Fessenheim : promesse non-tenue
 
Ce rapport est en tout cas dévoilé au lendemain de la décision de reporter à plus tard la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. C’était une promesse de campagne de François Hollande en 2012. Et bien l’engagement de Hollande « ne sera pas tenu », souligne en Une, le quotidien économique Les Echos.
 
« Le souhait de François Hollande de quitter l’Élysée avec le décret de fermeture signé ne sera donc pas exaucé », confirme La Voix du Nord.
 
 
Comment réagit la presse proche de la centrale de Fessenheim ? « Nul doute que si François Hollande s’était attelé à tenir sa promesse dès son entrée en fonction, l’affaire eut été réglée depuis bien longtemps déjà, soupire L’Alsace. Maintenant, il est bien tard »
 
Pour L’Est Républicain, l’épisode sonne comme la conclusion d’un bras de fer qui a duré tout le quinquennat et qui a vu l’électricien passer son temps à jouer la montre avec succès. Ce qui, au passage, prouve que le pouvoir des politiques s’émousse plus vite que la puissance des lobbies. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie qui a fait le forcing jusqu’au bout, a pourtant salué « une bonne décision » dont l’application serait « irréversible et inéluctable ». « L’on peut tout de même en douter », soupire L’Est Républicain.
 
Macron : entre doute et certitude
 
Le Figaro a suivi de près la prestation du candidat d’En Marche ! Hier soir à la télévision. Emmanuel Macron a tenté de « désamorcer les récentes et nombreuses attaques de ses adversaires contre lui, notamment celles de François Fillon le présentant en héritier de François Hollande ».
 
De tous les candidats à cette présidentielle, Macron, l’ancien ministre de Hollande, a une carte nouvelle : « le renouvellement », apprécie La Charente Libre.
 
Pas d’accord, rétorque le journal L’Humanité, qui dénonce « l’Aqualand » et le « spectacle d’illusion » du candidat d’En Marche ! Pour le quotidien communiste, avec Emmanuel Macron, les seuls qui sont voués à « s’épanouir » sont « les grandes fortunes et les dividendes ».