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Les têtes d'affiches de Denise Epoté
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Patrick Fandio - My African Startup - Dieuveil Malonga

Par Denise Epoté

L’Afrique en marche, Les têtes d’affiches de Denise Epoté, de TV5 Monde, comme chaque dimanche sur RFI, avec Thomas Harms. Trois têtes d’affiche ce dimanche 19 mars 2017.

Thomas Harms : Notre première tête d’affiche est un confrère. Grand reporter à France 2 puis à TF1, Patrick Fandio a posé ses valises à Abidjan où il a monté Hémisphère Africa, une boîte de production pour conter l’Afrique et raconter le monde.

Denise Epoté : Vous connaissez certainement cette sagesse africaine qui dit que « tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur ». Ce proverbe peut être décliné à travers une multitude de situations. Et je ne doute pas que celle qui a conduit Patrick Fandio à la création d’Hémisphère Africa n’en fasse pas partie. Après avoir sillonné la planète pour couvrir l’actualité, il a choisi de se poser pour prendre le temps de conter l’Afrique. Continent en pleine mutation politique, technologique et culturelle. Après avoir entendu dire que l’Afrique n’avait pas d’histoire, il a également été dit qu’elle était incapable de produire des images selon les standards internationaux. Il y a vingt ans cette dernière assertion pouvait se justifier, aujourd’hui elle est tout simplement absurde. Au sein d’Hémisphère Africa, des correspondants dans les principales capitales, pour conter l’Afrique et les défis qu’elle relève chaque jour loin des caméras occidentales qui trop souvent ne scrutent que les conflits et les crises. On connaissait la passion et le talent de ce grand reporter, à la tête d’une équipe de professionnels tous aussi passionnés que lui, l’Afrique conter par Hémisphère Africa n’a pas fini de nous enchanter.
 
 
Notre deuxième tête d’affiche se sont les créateurs des 100 start-up africaines les plus prometteuses selon My African Startup, plateforme fondée par Christian Kamayou. Au-delà de la visibilité dans les médias qu’apporte ce palmarès, il permet surtout d’attirer de potentiels investisseurs.
 
Ce palmarès labellisé par la banque africaine de développement, HEC et de grands groupes internationaux met en lumière le domaine de l’innovation sur le continent. Aucun secteur n’est oublié par ces jeunes entrepreneurs 2.0, avides de trouver des solutions pour répondre aux nombreux défis que doit relever le continent. Ce n’est pas le lieu ici de citer toutes les pépites qui figurent dans ce palmarès, mais il faut souligner la présence de Quelasy, la tablette 100 % éducative de Thierry Doffou, de Dabadoc de Zeneb Drissi pour faciliter la prise de rendez-vous médicaux en un clic, de Yenni le système d’épargne santé de Boubacar Sagna, de Giftmom d’Alain Nteff pour combattre la mortalité infantile, du Fasosoap de Moctar Dembele et de Gérard Nyiondiko pour lutter contre le paludisme, d’Afristream de Tonje Bakang qui ambitionne d’en faire le Netflix africain ou encore de Kiroo Games premier jeu vidéo africain d’Olivier Madiba qui ne laisse pas indifférent les producteurs américains. Cette liste qui est loin d’être exhaustive ne mentionne que les startups francophones, mais la réalité du marché est tout autre. Soixante-dix pour cent des meilleures startups dans lesquelles il faut investir en 2017 sont anglophones. L’explication selon Christian Kamayou, c’est que les pays anglophones se sont mieux préparés à la transition numérique. Une exception tout de même le Rwanda qui a mis en place un fond de 100 millions de dollars pour accompagner les startups nationales. Aujourd’hui le pays est une référence africaine qui dans l’intérêt des jeunes entrepreneurs gagnerait à être reproduite dans d’autres pays.
 

Notre troisième tête d’affiche, vient du monde la cuisine. Dieuveil Malonga est aujourd’hui la plus grande toque africaine, véritable ambassadeur de la cuisine africaine à la sauce internationale.

La carrière internationale du petit garçon né au Congo, mais élevé en Allemagne par une famille adoptive commence dans la célèbre émission de cuisine Top chef. Il fut certes éliminé dès les premières épreuves, mais ce fut une belle tribune pour faire découvrir sa cuisine baptisée Afro fusion synthèse des cuisines allemande, africaine et française. Ce métissage atypique est plus tôt réussi, aujourd’hui particuliers et entreprises s’arrachent les services de cette grande toque africaine. Son plat signature My african Dream, le continent recomposé dans votre assiette avec un mélange de couleurs et de saveurs dans lequel on retrouve du manioc, de la vanille du Nord Kivu, des mangues du Cameroun, le fonio blanc du Fouta Djalon avec des fruits de la passion le tout saupoudré de cacahuètes. Un mélange osé, mais Thomas rien n’arrête Chef Malonga. 

Cyrine Ben Rohmdane - Mame Khary Diene et Magatte Wade - Bernadette Abéba-Kakou

Le journaliste Hervé Bourges et le chef cuisinier camerounais Christian Abegan

G. Nicolloni (Italie)- E. Akoumian (Côte d’Ivoire)- P. Marthine Tayou (Cameroun)

Songhaï, l'agriculture autrement – F. Elaouni et K. Boujanoui, les Panafricaines