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Inquiétudes sur l’avenir de l’or en Afrique du Sud

Par Alexandra Brangeon

L’industrie aurifère a fait l’objet d’intenses discussions début février (du 6 au 9) 2017, lors du plus important rassemblement de l’industrie minière dans la ville du Cap en Afrique du Sud. Ce pays était autrefois le plus gros producteur d’or du monde, avec 75% des réserves globales en 1970. Aujourd’hui, c’est une industrie qui peine à suivre la concurrence et de nombreux investisseurs se posent des questions quant à la rentabilité et la survie des mines d’or sud-africaine.

Autrefois premier producteur d’or au monde, l’Afrique du Sud a dégringolé à la 7e  place. En 10 ans, sa production a chuté de 40 % pour atteindre tout juste 140 tonnes l’année dernière. Les mines sont vieillissantes, de plus en plus profondes et nécessitent une main-d’œuvre abondante.

Ce sont surtout les coûts d’exploitation qui plombent cette industrie, explique l’analyste Peter Major : « Si l’on prend les salaires dans le secteur minier, ils ont enregistré une augmentation à 2 chiffres chaque année depuis le début des années 2000 : 10 à 11 %. Mais les prix de l’or, eux, n’ont pas augmenté autant. Il y a en plus d’autres coûts, comme l’électricité qui a augmenté de 15 à 20 % chaque année. Aujourd’hui, alors que le reste du monde arrive à se faire de l’argent avec un prix de l’or à 1 220 dollars l’once, à ce prix, nos mines arrivent tout juste à s’en sortir. Elles ne se font pas d’argent, pas de bénéfices pour payer les dividendes, pas de bénéfices pour réinvestir, pour moderniser ou innover. » 

Les conséquences du VIH Sida

L’Afrique du Sud compte 8 des 10 mines les plus profondes au monde, dont Mponeng à plus de 4 km de profondeur, avec des températures pouvant atteindre les 60 °C. Un vrai défi, selon Phillip Tobias, responsable des opérations à Harmony Gold, la 3e compagnie aurifère du pays. « Nous devons améliorer notre productivité, qui est affectée par plusieurs choses, le trajet par exemple. Nous travaillons dans des mines de plus en plus profondes, la durée du trajet est de plus en plus longue et le temps d’exploitation se réduit. Nous avons également des problèmes d’absentéisme lié à la santé de nos travailleurs. La réalité est que le VIH Sida est un vrai problème. Là aussi, nous avons beaucoup investi et la situation s’est nettement améliorée avec les traitements anti-rétroviraux. Nous faisons en sorte que les travailleurs soient dépistés le plus rapidement possible et soient mis sous traitement. »

Une nécessité de moderniser les systèmes de production


En 10 ans, les compagnies minières ont réduit de moitié leurs effectifs. L’industrie aurifère doit absolument se transformer si elle veut survivre les 10 prochaines années, explique Charmane Russell de la Chambre sud-africaine des mines : « cela ne veut pas dire que nos mines ne sont pas compétitives. Notre industrie est en train d’examiner de quelle façon se moderniser. Et quand on parle de modernisation, c’est beaucoup plus que de la simple mécanisation. C’est changer la façon dont nous travaillons, en incluant certes de la technologie, mais c’est aussi travailler de façon plus sûre, souvent à distance, de façon plus efficace d’un point de vue coût, et en développant les compétences des ouvriers. L’industrie de l’or et du platine ont d’ailleurs lancé une très grosse initiative de modernisation. »

Une initiative à laquelle s’est associé le gouvernement, qui a mis de côté 10 millions d’euros pour financer des projets de recherche et de développement. 

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