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Les têtes d'affiches de Denise Epoté
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Adine Ossebi, monseigneur Marcel Utembi Tapa et Isabelle Kassi Fofana...

Par Denise Epoté

L’Afrique en marche, Les têtes d’affiches de Denise Epoté, de TV5 Monde, comme chaque dimanche sur RFI, avec Assane Diop. Trois têtes d’affiche ce dimanche 12 mars 2017.

Assane Diop : On prend de l’envol avec notre première tête d’affiche. Au lendemain de la journée internationale de la femme, gros plan sur la pilote d’avion de ligne la franco-congolaise Adine Ossebi. Elle a fait ses premières armes sur des vols industriels puis à Air Afrique. Elle est aujourd’hui l’unique femme commandant de bord au sein de la compagnie togolaise Asky.

Denise Epoté : Formée au Canada puis en France notamment dans le centre de qualification d’Air France, à 48 ans madame le commandant de bord a derrière elle 27 ans de métier. Adine Ossebi débute sa carrière au Congo dans une compagnie destinée au transport des pétroliers et des fôrestiers. De cette période où elle fût comme elle le dit « pilote de brousse » elle garde le souvenir de beaux paysages en survolant la forêt tropicale congolaise. Puis ce fut l’époque d’Air Afrique et d’Air Sénégal deux compagnies où elle est engagée comme co-pilote. Deux belles histoires de l’aviation civile africaine mais dont on s’explique mal la fin brutale. C’est à la Royal Air Maroc qu’Adine Ossebi reprend du service jusqu’à la naissance d’Asky compagnie crée par l’homme d’affaires togolais Gervais Djondo. Depuis sept ans les pistes d’atterrissage en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale n’ont plus aucun secret pour le commandant de bord Ossebi. Son vœu le plus cher est que la compagnie puisse demain desservir des capitales européennes. C’est de l’ordre du possible car en l’espace de sept ans la jeune compagnie togolaise a conquis le ciel africain.
 
Notre deuxième tête d’affiche nous conduit en RDC. Il s’agit d’un homme de Dieu, Monseigneur Marcel Utembi Tapa. Ce prélat de l’église catholique a été l’architecte du dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition sous la houlette de la conférence épiscopale nationale congolaise.
 
L’archevêque de Kisangani est aux yeux de la classe politique congolaise un saint homme. Tout comme ses homologues Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu archevêque de Mbandaka-Bikoro et Monseigneur Fidèle Nsielele évêque de Kisantu qui à ses côtés ont à force de persuasion réuni opposition et pouvoir. Leur tour de force avoir réussi à convaincre l’opposant historique Etienne Tshisekedi de participer à ce dialogue national tant décrié mais qui au final a concédé à Joseph Kabila une année supplémentaire au pouvoir. Si trois mois plus tard le gouvernement d’union nationale se fait toujours attendre, la grave crise politique qui se profilait au lendemain du 19 décembre 2016 a été évitée de justesse. Une fois encore, comme ce fut le cas en 1991 au moment de la conférence nationale souveraine dont les travaux furent conduits par Monseigneur Laurent Mosengwo Pasinya, l’église congolaise a démontré son entregent. Mais la victoire de ce trio de prélats ne sera totale que si fin 2017 l’élection présidentielle se tenait. Mais c’est connu Assane les voies du seigneur sont impénétrables !
 
Notre troisième tête d’affiche est l’ivoirienne Isabelle Kassi Fofana, promotrice du Prix Ivoire pour la littérature d’expression francophone au sein de son association Akwaba culture. Cette promotion nationale des belles œuvres francophones attire de plus en plus de participants.
 
A quelques jours de l’ouverture à Paris du Salon du Livre, Abidjan se prépare elle aussi à célébrer les écrivains francophones. La dixième édition du Prix Ivoire qui vient d’être lancée est la preuve du succès de l’initiative prise par Isabelle Kassi Fofana à qui l’on doit également la création des Editons Fraternité Matin. En 2012 elle organisait la première participation de la Côte d’Ivoire au Salon du Livre de Paris. Ouvert depuis 2015 aux écrivains de la diaspora, le Prix Ivoire attire de nombreux auteurs et écrivains africains. Pour initier les jeunes à la littérature un concours des écoles a été lancé. Pur fruit du hasard ou alors confirmation de leur talent, en l’espace de dix ans, sept femmes ont été primées, les sénégalaises Racine Kane et Mariama Ndoye, les camerounaises Elisabeth Ewombe Moundo et Hemley Boum, l’haitienne Kettly Marx, la marocaine Bahaa Trabelsi et la martiniquaise Marie José Allie dernière lauréate en date. Le lauréat 2017 du prix Ivoire sera connu le 11novembre.

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