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Chronique des Matières Premières
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Chili, Indonésie, les deux plus grandes mines de cuivre au monde à l'arrêt

Par Claire Fages

La grève, au Chili, de la première mine de cuivre au monde, Escondida, s'ajoute au blocage des exportations indonésiennes visant la mine géante de Grasberg. De quoi perturber le marché du cuivre.

Les deux plus grandes mines de cuivre au monde sont à l'arrêt. La première, Escondida, au Chili, est en grève depuis ce jeudi, 9 février 2017. Les 2500 salariés n'ont pas obtenu du propriétaire, l'Australien BHP Billiton, le bonus qu'ils réclamaient, pour les nouveaux employés comme pour les anciens. En conséquence, 5% de la production mondiale est immobilisée.

De l'autre côté du Pacifique, dans la partie indonésienne de l'île de Papouasie, la mine géante de Grasberg, aux mains de l'Américain Freeport McMoRan, n'a plus de licence d'exportation pour son concentré de cuivre depuis le 12 janvier 2017. Les autorités indonésiennes changent de nouveau les règles du jeu, pour pousser les groupes miniers à raffiner le concentré sur place. Après la bauxite et l'étain, c'est au tour de la production de cuivre de subir des contraintes. Comble de malchance pour le producteur Freeport, la seule usine de raffinage qu'il fournit sur le sol indonésien est elle aussi en grève ! A nouveau 5% de la production mondiale de cuivre immobilisée.

Des groupes miniers à la bourse plus serrée

Si l'on additionne, cela fait 10% de l’offre mondiale. Et la proportion pourrait augmenter si les conflits sociaux se multiplient dans les mines de cuivre, en particulier au Chili, premier producteur mondial - c'est l'année du renouvellement des conventions salariales. Or les groupes miniers ne sont plus aussi généreux avec leurs employés depuis la chute des prix des métaux. Rappelons que la tonne de cuivre valait plus de 10 000 dollars il y a exactement six ans. Elle en vaut aujourd’hui, en février 2016, moins de 6000.

Le cuivre vaut pourtant un peu plus cher qu’en août 2016. C'est l'effet Trump, avec ses promesses de relance par les infrastructures aux Etats-Unis, et l'effet du regain chinois sur les métaux. Pour l'instant il y a encore un excédent de cuivre sur le marché mondial. Mais 25 jours de grève à la mine chilienne d'Escondida suffiraient à le tarir et à faire remonter davantage les prix.

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