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Revue de presse Afrique
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A la Une : RCA, qui après Djotodia ?

Par Norbert Navarro

Le CNT a validé la liste des critères de candidature à la présidence. Le Parlement, provisoire centrafricain en a adopté dix-sept. Et La Nouvelle Centrafrique note que « les militaires et les chefs de milices sont interdit de candidature. De même que les anciens ministres du gouvernement transitoire ayant pris le pouvoir l’année dernière, ainsi que les conseillers du CNT ». Toutefois, complète le journal, « les politiciens bannis de candidature pour la présidence de la transition pourront néanmoins postuler après pour les présidentielles de 2015 ».
 
Le Journal de Bangui souligne que ces critères d’éligibilité « interdisent la candidature de toute personne ayant été membre d’une rébellion ou d’une milice au cours des 20 dernières années, « ce qui fait du monde en Centrafrique », glisse un délégué, parlant d’une « gageure », relève le confrère.
 
Alors qui va avoir le profil pour devenir président ? « On ne veut pas d’un aventurier. On a trop souffert », assure dans Le Journal de Bangui, le « représentant de la jeunesse » au sein du CNT. « Il nous faut quelqu’un de neutre, qui n’a d’affinités ni avec les Seleka, ni avec les anti-balaka », espère pour sa part un représentant qui se présente comme « indépendant » dans le journal. Une autre déléguée du CNT, y envisage l’attelage d’un « rassembleur civil » avec « un ministre de la Défense à poigne ». Quand au représentant des professions libérales au sein du Parlement provisoire, il dit au confrère que les « trois critères importants sont : courage, intégrité, indépendance ».
 
Alors, oui, « comment trouver l’homme providentiel ? », c’est la question que se pose, au Burkina-Faso voisin, le journal Le Pays. Qui enjoint le peuple centrafricain à « en finir avec tout soutien à certains aventuriers qui portent en eux le chaos, la haine et la guerre. Oui, il doit se trouver des hommes nouveaux. Or, en vérité, regrette Le Pays, la plupart des hommes nouveaux dans la vie politique de la RCA sont de vieux briscards ». Décidément, soupire donc le quotidien, avec les exigeants critères d’éligibilité du futur dirigeant de la transition, « commence, pour la RCA, un très long et douloureux chemin de croix ».
 
Centrafrique : alerte génocide
 
Il faut dire que le pire est, hélas, toujours à craindre en Centrafrique. De retour de Bangui, le chef des affaires humanitaires des Nations unies évoque même la réunion sur place des éléments nécessaires à un « génocide ». « On redoute toujours le pire », s’alarme le journal burkinabé L’Observateur Paalga. Le quotidien d’information générale burkinabè constate qu’en Centrafrique, « le ton n’est toujours pas à l’apaisement ». Car si les ex-rebelles ont choisi « la voie de la sagesse et du dialogue », estime L’Observateur, les milices chrétiennes anti-balaka, elles, « exigent d’être représentées dans le Parlement de transition et avoir ainsi voix au chapitre dans le processus de sortie de crise ». Voilà pourquoi le confrère se demande si les rivaux centrafricains vont vraiment se décider à fumer « le calumet de la paix ».
 
Côte d’Ivoire : retraite tropicale
 
L’ancien juge français Patrick Ramaël, qui fut en charge de « l’affaire Kieffer », va-t-il aller travailler en Côte d’Ivoire. Etant rappelé que « l’affaire Kieffer », c’est cette énigme concernant l’enlèvement et la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer à Abidjan le 16 avril 2004, étant également rappelé que, longtemps, le juge Patrick Ramaël fut chargé de l’instruction de cette « affaire », à ce jour non-élucidée, le journal pro-Gbagbo Le Nouveau Courrier reprend ce matin dans ses colonnes les affirmations publiées il y a deux jours par La Lettre du Continent, lettre confidentielle très suivie en Afrique. « Selon l’information livrée par La Lettre du continent (…), Patrick Ramaël sera le tout nouveau Conseiller d’Alassane Ouattara, chargé de la réforme de la justice ivoirienne », énonce le journal. Et, ajoute Le Nouveau Courrier, « aussi paradoxal que cela puisse paraitre, selon le confrère, c’est bien Ramaël qui a proposé ses services pour occuper le poste de “Conseiller chargé de la réforme de la justice ivoirienne” auprès d’Alassane Ouattara. » Se référant à la même source, le quotidien ajoute que « pour l’heure, la présidence ivoirienne n’a pas encore donné suite à la demande du magistrat ».
 
Le Nouveau Courrier qui, par ailleurs, publie un entretien avec Alain Dogou, dans lequel l’ex-ministre ivoirien de la Défense, en exil depuis 2011, exprime son « intention de retour » en Côte d’Ivoire.

A la Une: suite du procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso