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Publié le • Modifié le

Économie mondiale en berne et crises internationales au menu du G7 de Biarritz

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Patrouille policière à l'intérieur du périmètre de sécurité du G7, le 23 août 2019. REUTERS/Regis Duvignau

Les pays du G7 se réunissent à Biarritz dans le sud-ouest de la France du 24 au 26 août alors que l'économie mondiale est en panne et que de nombreuses crises, notamment en Asie, ravivent les tensions internationales.


Croissance faible, surendettement public, dégradation du crédit, baisse des dividendes… les mauvais indicateurs s'accumulent à la veille du G7. Les économies du Royaume-Uni et de l'Allemagne, champions européens, se sont contractées au deuxième trimestre.

La Chine ralentit, elle importe moins. Aux États-Unis, la courbe des taux s'est même inversée à deux reprises ce mois-ci - ils étaient moins élevés à long terme qu'à court terme -, un très mauvais présage, celui de la récession.

Les tensions commerciales sino-américaines, mais aussi entre Europe et États-Unis font tache d'huile, créant beaucoup d'incertitudes sur les exportations, de même que le Brexit.

Or, les dirigeants politiques et les grands argentiers du G7 ne peuvent guère aller bien au-delà de ce qu'ils ont déjà consenti pour soutenir les économies : la Commission européenne n'a jamais été aussi laxiste sur les déficits budgétaires et les taux intérêts sont encore au plus bas, dix ans après la crise financière.

Alors que l'essor du numérique peine à créer de la richesse et creuse même les inégalités, les gouvernements des pays les plus avancés s'interrogent sur les nouvelles politiques à mener pour relancer l'économie mondiale. En l'absence de la Chine, on peut douter que le G7 trouve à Biarritz de nouveaux remèdes miracles.

L'Hôtel du Palais où se tiendra le sommet du G7 de Biarritz, du 24 au 26 août 2019. REUTERS/Regis Duvignau

À écouter aussi : Sébastien Jean: «On est dans un contexte de ralentissement de l'activité économique»

Si les inégalités, thème affiché du sommet, et l’état de l’économie devraient être au menu des discussions, les dirigeants du G7 devraient également évoquer les crises et conflits qui agitent la planète, pointe notre envoyé spécial à Biarritz, Nicolas Falez.

Iran, Hong Kong, Cachemire...

Alors qu’Emmanuel Macron reçoit ce vendredi matin le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, le président français veut éviter que Téhéran sorte à son tour de l’accord nucléaire qui se désagrège depuis le retrait américain.

Cette rencontre à quelques heures du G7 ne devrait pas être du goût de Donald Trump. Washington exerce une pression maximale sur l’Iran, à coup de sanctions économiques. Le sommet de Biarritz – comme d’autres enceintes multilatérales – devrait surtout offrir le spectacle du désaccord dans ce dossier.

La situation en Syrie et particulièrement à Idleb ne sera pas passée sous silence lors du G7, a promis Emmanuel Macron cette semaine, mais cette discussion aura lieu sans un acteur clé : la Russie, qui fut membre du défunt G8, avant d’en être exclue.

Parmi les autres crises d’actualité, la contestation à Hong Kong et aussi la situation au Cachemire, d’autant que le Premier ministre indien Narendra Modi fait partie des dirigeants de pays non membres du G7 que la France a tenu à inviter à Biarritz.

Le G7 de Biarritz, séquence de rentrée d'Emmanuel Macron

Depuis lundi, Emmanuel Macron a multiplié les rendez-vous diplomatiques : Vladimir Poutine, Narendra Modi, Boris Johnson. Ce sommet, le président de la République veut en faire une vitrine pour la France en essayant de donner l'image d'un dirigeant qui bouscule les habitudes.

Avec notre envoyée spéciale à Biarritz,  Valérie Gas

Emmanuel Macron sourit et lance devant la presse quelques jours avant l'ouverture du G7 : « les communiqués, personne ne les lit ». Alors à Biarritz, il n'y aura pas la traditionnelle déclaration finale négociée de haute lutte entre les conseillers des chefs d'État et souvent bien en deçà des attentes.

Il n'y aura de communiqué que sur les questions qui ont avancé concrètement. Emmanuel Macron ne veut pas être « l'otage de ceux qui négocient pour lui ». Ce qu'il veut, c'est retrouver les discussions informelles entre les dirigeants. Parler directement de manière « franche et utile »,  « prendre des risques ». Le G7 version Macron doit servir à « rapprocher les esprits et frotter les cervelles », dixit le président lui-même.

Emmanuel Macron veut bousculer les habitudes, élargir le cercle. Associer l'Inde, qui est invitée à Biarritz comme sept autres pays notamment africains, c'est par exemple essayer d'aller chercher une nouvelle alliée dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le G7, Emmanuel Macron le voit comme un « laboratoire » de la recomposition de l'ordre mondial dans lequel il veut redonner sa place à l'individu - d'où le choix du thème de la lutte contre les inégalités - et maintenir le rang de la France. Une France qu'il décrit en « puissance d'équilibre », qui refuse la « soumission » et parle avec tout le monde dans et au-delà du G7.

Un policier patrouille aux abords de la Grande Plage à Biarritz, où doit se tenir le G7 du 24 au 26 août. REUTERS/Sergio Perez
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