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Bayer annonce la suppression de 12000 postes après le rachat de Monsanto

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Monsanto a été racheté par Bayer en juin 2018, avant que le géant américain soit condamné devant la justice. Reuters/Brendan McDermid/Ina Fassbender/RFI

Le géant allemand de la pharmacie et de la chimie a annoncé ce jeudi 29 novembre la suppression de 12 000 postes. Ces suppressions sont une conséquence directe du rachat par le groupe Bayer de Monsanto, connu pour ses herbicides cancérigènes.


Le groupe Bayer emploie près de 120 000 personnes à travers le monde. Cette annonce équivaut donc à la suppression de 10 % de ses effectifs. Il s’agit de 12 000 personnes en moins, principalement en Allemagne, précise le groupe.

Le groupe pharmaceutique et chimique, qui se présente désormais comme une « entreprise des sciences du vivant », entend par ailleurs se délester d'activités non stratégiques. Bayer veut se séparer de sa division consacrée à la santé animale, vendre ses marques de parapharmacie ainsi que ses participations dans des sites chimiques allemands.

Son objectif est d’économiser plus de 2,5 milliards d'euros par an à partir de 2022, et concentrer ses ressources sur son cœur de métier, le médicament, ainsi que sur l'agrochimie.

Aléas judiciaires

L'agrochimie est justement l’activité du groupe Monsanto, géant américain racheté par Bayer en juin dernier pour 54 milliards d'euros. Un rachat coûteux, d’autant que le mastodonte des semences et des OGM a été condamné cet été par la justice américaine pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide phare, le Round-Up, à l'origine du cancer d'un jardinier.

Dans cette affaire, le montant des dommages et intérêts s’élève à 289 millions de dollars. Et près de 8 000 procédures similaires sont en cours aux Etats-Unis. Les analystes soulignent l'énorme aléa judiciaire et financier associé à ces litiges, rendant la facture potentielle pour Bayer très difficile à évaluer. Mi-août, la banque Berenberg avançait le possible montant final de 5 milliards de dollars.