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France Syndicats Emploi et Travail Emmanuel Macron

Publié le • Modifié le

Réformes Macron: syndicats et patronat cherchent leur place

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Les leaders de FO Pascal Pavageau, de la CGT Philippe Martinez, de la CFDT Laurent Berger, lors d'une manifestation le 22 mai 2018 à Paris. BERTRAND GUAY / AFP

C'était une rencontre inédite. Avant un rendez-vous à l'Elysée le 17 juillet prochain, les représentants du patronat et les syndicats se sont réunis ce mercredi 11 juillet à Paris, au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Objectif : définir un agenda social qui ne soit pas dicté par l'exécutif. A la sortie de la réunion, rien de très concret mais un même constat : il faut réaffirmer le rôle des partenaires sociaux face à l'Etat avant un agenda social chargé en septembre.


« La bonne nouvelle, c'est qu'on s'est vu ». Voilà les mots de Pascal Pavageau du syndicat Force ouvrière (FO) à la sortie de la réunion ce mercredi matin. Il est vrai que ces derniers mois, les représentants syndicaux s'affichaient en ordre dispersé. On l'a vu lors du conflit à la SNCF notamment.

Pour autant, aucune déclaration commune n'a été réalisée sur un agenda social largement dicté par l'Elysée. Justement, les syndicats et les représentants du patronat se rejoignent dans la critique de l'exécutif, en particulier sa méthode.

Pour Pascal Pavageau, la conception du dialogue social du chef de l'État c'est « je pense donc tu suis ». Même le tout nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, élu la semaine dernière, s'inquiète d'un problème de vitesse dans les réformes et le reconnaît : « On a du mal à suivre ».

Loin d'être décisive, cette réunion devait surtout permettre aux syndicats d'afficher une forme d'unité avant le rendez-vous du 17 juillet à l'Elysée. S'afficher unis, c'est se montrer incontournables face au président de la République, accusé de les négliger depuis son arrivée au pouvoir.

Le paritarisme mis à l'épreuve

En clair, les partenaires sociaux cherchent à trouver leur place face à un exécutif qui a mis à l'épreuve la notion de paritarisme avec sa réforme de la formation professionnelle et de l'assurance-chômage. Le gouvernement s'est notamment immiscé dans la gouvernance de ces deux secteurs, traditionnellement gérés par les organisations patronales et syndicales.

Dernier camouflet en date : l'annonce de l'exécutif d'ouvrir une nouvelle négociation sur l'assurance-chômage dès le mois de septembre pour traiter de la précarité alors qu'il avait donné aux branches jusqu'à la fin de l'année pour se pencher sur le sujet.

« Je dis chiche, a réagi mercredi le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger sur Radio classique. Si le gouvernement nous demande de rendre l'assurance-chômage plus performante sans rogner les droits, les choses se regardent. Si c'est pour aller rogner les droits avec une lettre de cadrage du gouvernement qui en fait déjà la conclusion (...), ça ne marchera pas ».

(Avec agences)

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