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OCDE Agriculture et Pêche Fiscalité Commerce et Echanges Commerce et distribution

Publié le • Modifié le

L'OCDE et la FAO alertent sur les conséquences d'une guerre commerciale

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Le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria lors d'une conférence de presse à Berlin, le 12 juin 2018. REUTERS/Michele Tantussi

A quoi va ressembler l'agriculture mondiale dans les dix prochaines années ? Une vaste question à laquelle la FAO, l'agence onusienne consacrée à ce secteur, et l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), tentent de répondre dans leurs perspectives agricoles 2018-2027. Elles ont été présentées mardi 3 juillet à Paris et l'on y apprend qu'après l'envolée des dix dernières années, la demande et les prix des matières premières agricoles devraient augmenter beaucoup moins rapidement. Surtout, les deux organisations internationales en appellent à la stabilité des politiques commerciales mondiales. Un message adressé, de manière à peine voilée, au président américain Donald Trump.


Ils sont de moins en moins à exporter de plus en plus. L'OCDE et la FAO notent que pour chaque matière première agricole, 70% des exportations mondiales sont réalisées par seulement cinq pays qui peuvent varier, selon les produits.

Cette concentration devrait se poursuivre dans les dix prochaines années. D'où la nécessité d'avoir des échanges commerciaux prévisibles. Union européenne, Brésil, Argentine, Australie, Thaïlande pour le riz : ces grands pays exportateurs sont divers.

Mais celui que la FAO et l'OCDE ont dans le viseur, ce sont les Etats-Unis. Donald Trump a initié des batailles commerciales avec la Chine et l'Europe, notamment sur l'acier et l'aluminium. Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, pose une diplomatique mise en garde.

« On parle de sécurité alimentaire, alors on ne peut pas seulement mettre en place des tarifs sans voir les conséquences, prévient-il. Et le problème c'est que quand on met des tarifs dans des choses qui n'ont rien à faire avec l'agriculture ; l'acier et l'aluminium... si quelqu'un dit "moi je les mets dans les céréales", ça peut créer des distorsions permanentes et ça peut créer des dangers. »

Pour le moment, les matières premières agricoles ne sont pas concernées par les restrictions commerciales imposées par l'administration Trump.