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Arabie saoudite Commerce et Echanges

Publié le • Modifié le

L’Arabie saoudite est-elle toujours attractive pour les investisseurs étrangers?

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Le géant anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a cédé la moitié de ses parts dans Sadaf, un groupe pétrochimique saoudien. REUTERS/Arnd Wiegmann

Les investissements directs étrangers dans le monde sont en net recul. Une baisse de 23% à 1 430 milliards de dollars en 2017, selon le dernier rapport publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Cela concerne notamment l'Arabie saoudite. Le pays a attiré beaucoup moins d'investissements étrangers qu'en 2016. De cette baisse profitent d'autres pays de la région, notamment Oman et la Jordanie. Or, l'Arabie saoudite a besoin de cet argent pour continuer les réformes.


Le montant d'investissements directs étrangers effectués en Arabie saoudite en 2017 a atteint 1,4 milliard de dollars. Une chute brutale par rapport aux 7 milliards enregistrés en 2016.

Le royaume est beaucoup moins attractif que ses plus petits voisins Oman ou la Jordanie. Ces pays ont pu compter sur, respectivement, 1,9 milliard et 1,7 milliard de dollars d'investissements étrangers.

A l'origine de cette baisse de grosses cessions d'actifs opérées par certaines multinationales. Comme dans le cas du géant pétrolier Royal Dutch Shell qui a cédé la moitié de ses parts dans Sadaf, un groupe pétrochimique saoudien.

Mais cela n'explique pas tout. Les investisseurs boudent le royaume suite à la purge anticorruption entreprise par le prince héritier en novembre dernier, et qui a entraîné des arrestations de plusieurs centaines d'hommes d'affaires de premier plan dans le pays.

Ainsi, seulement 58 projets d'investissements directs étrangers ont vu le jour, l'année dernière contre 140 il y a encore six ans.

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