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Crise économique Finances Justice Etats-Unis Royaume-Uni

Publié le • Modifié le

La Royal Bank of Scotland va payer près de 5 milliards de dollars aux Etats-Unis

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Le logo de la ROyal Bank of Scotland à Londres, le 1er décembre 2017. La banque, qui était la deuxième du Royaume-Uni, a joué un rôle important dans la crise des subprimes, en 2008. REUTERS/Peter Nicholls

La Royal Bank of Scotland a accepté ce jeudi 10 mai de payer près de 5 milliards de dollars (environ 4,21 milliards d’euros) aux États-Unis, une amende qui résulte d'un accord trouvé avec la Justice américaine pour punir les agissements « trompeurs » de la banque britannique avant 2008. Ceux-ci avaient conduit à la crise mondiale des subprimes.


Entre 2006 et 2008, la Royal Bank of Scotland s'était fait une spécialité de vendre des titres financiers adossés à des crédits immobiliers toxiques. Une pratique qui avait conduit au surendettement de milliers de foyers américains, à l'effondrement de la valeur des titres vendus et à la crise financière mondiale de 2008. Après avoir beaucoup gagné, la Royal Bank of Scotland avait finalement, comme d'autres établissements financiers, dû être sauvée par de l'argent public. L’État britannique, qui la détient aujourd'hui à plus de 70%, cherche justement à s'en désengager.

Cette ultime amende ouvre la voie à ce désengagement puisqu'elle vient clore une série de punitions infligées par divers organismes publics américains, pour un total de 12 milliards de dollars (environ 10 milliards d'euros) depuis 2016. Plus aucune menace de ce type ne pèse désormais sur la Royal Bank of Scotland, ce qui pourrait rassurer d'éventuels repreneurs.

Les autorités américaines ont infligé ce type d'amende, dans le cadre d'accords et non de condamnations, à de nombreux établissements financiers : de Citigroup à la Deutsche Bank en passant par le Crédit suisse, Goldman Sachs ou encore Barclays. Des sommes qui doivent notamment permettre de solder des plaintes liées à l'émission de titres financiers à risque.

La Royal Bank of Scotland a, pour la première fois depuis la crise, renoué avec les bénéfices l'année dernière : plus de 850 millions d'euros. Ce qui n'a pas empêché l'établissement de fermer près de 420 agences et de supprimer près de 1 500 emplois au cours des derniers mois, notamment dans des zones rurales. Des décisions qui ont fait polémique outre-Manche.

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