rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Bande de Gaza: Israël frappe vingt-cinq objectifs en riposte à des tirs de projectiles (armée)

France Entreprises Finances

Publié le • Modifié le

France: le gouvernement prépare sa politique de privatisations

media
Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire n'a pas donné publiquement le nom des entreprises qui seront privatisées, mais ils ne font guère de doute. REUTERS/Charles Platiau

Avec l'annonce de la privatisation partielle de la Française des jeux (FDJ), l'Etat confirme sa volonté d'ouvrir la voie à une politique de privatisation des entreprises dans lesquelles il détient des parts. L'ouverture du capital de ces sociétés est un sujet qui revient à Bruno Le Maire. Le ministre de l'Economie doit proposer le 18 avril prochain un projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). ADP qui gère les Aéroports de Paris, la société Engie et la Française des jeux sont toutes trois concernées par ce projet.


En cédant des participations dans les sociétés où il détient le monopole, l'Etat veut récupérer des liquidités. Cet argent servira à alimenter un fonds d'innovation qui doit aider les jeunes pousses entrepreneuriales à décoller et devrait être doté de 10 millions d'euros.

Ce gouvernement n'est pas le premier à se séparer de ses bijoux de famille, et ADP ex-aéroports de Paris, dont l'Etat détient un peu plus de 50 % du capital est l'opération la plus intéressante.

Actuellement, la valorisation des parts de l'Etat dans ADP est de plus de 8 milliards d'euros. La vente intégrale couvrirait quasiment à elle seule la dotation du fonds pour l'innovation.

Concernant la Française des jeux, dont l'Etat détient 72% du capital, il serait question d'une privatisation partielle, car l'exécutif veut garder la main. La FDJ pourrait faire l'objet d'une introduction en Bourse.

Quant à Engie, la nouvelle loi pourrait autoriser l’Etat à descendre sous la barre des 33,3 % des droits de vote afin de l'autoriser à poursuivre la vente de ses titres.

On en saura un peu plus samedi 10 mars où se tient à Matignon une réunion interministérielle. Le Premier ministre Edouard Philippe y exposera les dernières dispositions retenues par le gouvernement concernant la loi Pacte.    

Ce nouveau statut permettra à des entreprises engagées de pouvoir s’y référer et de mieux rendre visible leurs efforts. (…) Je pense que tout cela va conduire à des changements dans l’entreprise.
Agnès Rambaud-Paquin directrice associée du cabinet de conseil «Des enjeux et des hommes» et membre du comité RSE de Consult'in France 13/03/2018 - par Bandane Sisounthone Écouter

Chronologie et chiffres clés