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France Transport

Publié le • Modifié le

Pannes en série: les patrons de la SNCF au rapport

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Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a toujours la confiance du gouvernement, malgré les dysfonctionnements à répétition. ERIC PIERMONT / AFP

La ministre des Transports Elisabeth Borne reçoit ce lundi 8 janvier le patron de la SNCF Guillaume Pepy et le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet. Objectif : trouver des solutions aux incidents à répétition qui provoquent la colère des usagers.


Les incidents de décembre dans les gares parisiennes ont fait déborder le vase. Mais partout en France les usagers se plaignent du réseau ferré, des pannes, des retards des suppressions de dessertes. Officiellement, l'entreprise publique a mis fin à la politique du « tout TGV ». Priorité est désormais donnée aux transports du quotidien, en province et en banlieue.

Mais pour cela, de lourds travaux de modernisation – 46 milliards d'euros en 10 ans – ont été lancés. Pour l’instant, ces travaux occasionnent plutôt davantage de perturbations. La direction de la SNCF va devoir proposer des solutions pour accélérer les travaux, mieux informer les voyageurs.

Tout cela s'inscrit dans un contexte de fort endettement de l'entreprise publique et d'ouverture prochaine à la concurrence. La longue expérience de Guillaume Pepy à la SNCF ne sera pas inutile et explique en grande partie la confiance que vient de lui renouveler le gouvernement.

Les syndicats de leur côté dénoncent l'insuffisance de moyens humains matériels et financiers. Bruno Poncet, secrétaire fédéral de Sud-Rail, espère ainsi que la rencontre de ce lundi entre les dirigeants de la SNCF et SNCF Réseau et la ministre des Transports débouche sur une véritable politique ferroviaire. « La SNCF préfère réparer des pannes, parce que ça coûtera toujours moins cher que d'entretenir des équipes au quotidien pour faire de la vraie maintenance, qui éviterait des pannes et donc des désagréments aux voyageurs », reproche-t-il. Et assène : « Aujourd'hui, on pâtit vraiment d'une politique sociale désastreuse à la SNCF. »

Quant aux voyageurs, s'ils se plaignent, la fréquentation de la SNCF est repartie à la hausse, dans les TGV, les liaisons intercités ou les trains de banlieue.

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