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Publié le • Modifié le

Réduire ou pas la dépendance au pétrole: le dilemme norvégien

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Le pétrole représente 12% du PIB norvégien. Getty Images / Berral

Quel que soit celui qui du parti conservateur ou des travaillistes l'emportera aux législatives, la diversification de l'économie norvégienne est à l'ordre du jour afin de réduire sa dépendance de la production pétrolière et gazière. Mais entre économie et écologie, c'est plus facile à dire qu'à faire.


Avec la chute des cours du pétrole, la Norvège a enregistré cette année son premier déficit commercial en 20 ans. Le treizième pays producteur de pétrole au monde affiche sa volonté de réduire l'importance des hydrocarbures dans son PIB et de développer l'industrie de la pêche et des énergies renouvelables. De la sagesse économique, mais aussi une prise de conscience écologiste de la nécessité de lutter contre le changement climatique.

Mais la transition est difficile, car la manne pétrolière représente 12 % du PIB et plus du tiers des exportations. Le fonds souverain constitué depuis 20 ans grâce aux revenus pétroliers est le plus riche du monde, à 1 000 milliards de dollars. La Norvège a ainsi largement amorti les effets de la chute du prix du baril en puisant dans ce fonds et en réduisant les impôts.

Et effectivement, la croissance redémarre. C'est pourquoi dans ce pays le plus heureux du monde, selon l’ONU, et le plus riche d’Europe après le Luxembourg, 70 % des Norvégiens veulent préserver l'industrie pétrogazière nationale.