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France Energies

Publié le • Modifié le

France: l'Etat cède une partie du capital d'Engie

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En vendant 4,5% d'Engie, l'Etat va empocher 1,53 milliard d'euros, première contribution au fonds de 10 milliards d'euros annoncé pour financer l'innovation. ERIC PIERMONT / AFP

En France, l'Etat se sépare de 4,1% du capital d'Engie. L'Agence des participations de l'Etat a confirmé la cession d'une partie des 28,8 % que détenait encore l'actionnaire public dans le capital du géant gazier, l'ex-GDF Suez. Engie est la première d'une série de cessions de participations de l'Etat, dont la liste est attendue depuis le début de l'été.


Engie est la première société visée par une cession des participations de l'Etat : 4,4% du capital seront vendus sur les 28,8% que détenait la puissance publique. L'Etat reste néanmoins l'actionnaire de référence du géant gazier français.

En juillet dernier le gouvernement avait révélé son intention de « privatiser » des entreprises publiques, selon les mots du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, plutôt « céder des parts du capital » avait corrigé le Premier ministre Edouard Philippe.

Il s'agit bien de continuer ou d'achever le mouvement de privatisation des sociétés, encore 81 à ce jour, où l'Etat est actionnaire. Elles ont rapporté 4 milliards d'euros de dividendes en 2015, mais le gouvernement veut créer un fonds de 10 milliards d'euros pour financer la recherche et l'innovation.

D'autres sociétés qu'Engie devraient donc faire l'objet de cessions de l'Etat dans les prochaines semaines. La Cour des comptes avait déjà donné des pistes en janvier dernier : Aéroports de Paris, le géant des télécoms Orange, la Française des jeux, les constructeurs automobiles Renault et PSA pourraient être visés.

En revanche pas question de céder les parts de l'Etat dans l'électronicien de la défense Thales, le groupe nucléaire Areva, ou l'électricien EDF, jugés stratégiques.

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